Insertion des jeunes : un fonds, pour quoi en faire ?

A chaque fois que des intelligents et autres petits malins salivent pour se faire pleines les poches, ils se creusent les méninges pour (re) trouver la mangeoire. Bantama Sow fait partie de ceux-ci. Récemment, ce ministre de la Jeunesse et de l’Emploi jeunes a fait une communication relative au renforcement des capacités financières du Fonds National pour l’Insertion des Jeunes (FONIJ).

Cette structure dont la gestion opaque rappelle bien des coups fourrés. Bantama, sachant qu’il est entré de plain-pied dans l’ambiance de fin de règne dépoussière et soumet. A ce titre, il a rappelé que l’objectif est « de favoriser la prise de décisions permettant de doter le Fonds National pour l’Insertion des Jeunes (FONIJ) de ressources pérennes de financement des projets en faveur des jeunes et à satisfaire les énormes attentes des jeunes et des populations guinéennes en matière d’insertion socioéconomique. » Pour lui, la problématique de l’emploi en Guinée et  en particulier l’emploi des jeunes demeure un enjeu majeur pour l’État. Et c’est maintenant qu’il en est conscient. Pourtant, la persistance de la pauvreté notamment en milieu rural, l’extrême pauvreté de la jeunesse qui constitue 65% de la population, l’exode vers les villes, l’immigration pour motif économique sont autant de problèmes qui se posent avec acuité aux gouvernements successifs.

Pour inverser cette tendance et rompre avec la chaine de violence dans la cité, Bantama estime urgent, outre l’éducation citoyenne des jeunes, de les initier et les inciter à s’organiser au sein des Groupements d’Intérêt Economique (GIE), les coopératives jeunes d’auto emploi afin de participer à l’effort national de développement pour quitter la rue et soient utilement occupés à des activités génératrices de revenus et créatrices d’emplois.

Les Guinéens n’étant pas dupe, le conseil des ministres a donc approuvé la démarche mais a demandé d’en faire une approche globale en y intégrant les autres couches sociales.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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