Installation des chefs de quartiers : nul n’est dupe !

Tous les opposants se sont mis d’accord : le Décret d’Alpha Condé n’est qu’une intrigue. D’autres parlent de diversion. Ce qui est évident, Dalein et ses pairs restent unanimes là-dessus. Mais, nul n’est dupe, encore plus, quand on travaille avec le RPG et Alpha Condé.

« Nous déplorons le fait qu’il a fallu attendre plus deux ans à Alpha Condé pour accepter de se conformer à la volonté populaire exprimée dans le vote et aux injonctions faites des différents tribunaux guinéens. Ce retard a encore démontré, s’il en était besoin, la nécessité du combat que nous sommes en train de mener contre cettemal gouvernance qui défie systématiquement les institutions et les lois de la République. Donc ce décret ne peut que renforcer notre position dans ce combat pour la démocratie », fulmine un opposant. Et le PADES d’enfoncer le clou : « Je pense que c’est bien qu’on installe les conseils de quartiers et de districts, mais il (Alpha Condé) aurait dû faire ça tôt, ça c’est la première des choses. Deuxième chose, je ne pense pas que ça peut résoudre tous les problèmes. »

CellouBaldé, coordinateur des fédérations UFDG de l’intérieur, est quant à lui sans gants : « Ce n’est pas un événement majeur, nous fustigeons le comportement de monsieur Alpha Condé et de son gouvernement, pour avoir refusé de respecter la loi pendant plus de deux ans. Dans la loi électorale, il est prévu que quinze jours après l’installation des conseils communaux et de leur exécutif, les conseils de quartiers et de districts devaient être installés. Et les 60 jours installés les conseils régionaux aussi. Mais Alpha Condé a délibérément refusé d’appliquer cette loi malgré l’injonction de la Cour suprême sur la base de la requête de l’UFDG depuis le mois de décembre. »

« C’est d’abord une surprise pour nous politiques qui avons travaillé à la CENI. Il faut se rappeler qu’il y a eu un dialogue. Ce dialogue avait retenu que les chefs de quartiers et de districts soient nommés aux proratas des résultats obtenus par parti dans chaque quartier ou district. Ceci a été adopté par l’Assemblée nationale, il est inscrit même dans l’article 104 du code électoral qui a été promulgué en 2017. La question qu’on se pose est que, pourquoi c’est maintenant on soulève cette question alors qu’on l’a refusée pendant plus de 2 ans ? Est-ce qu’on va laisser encore la présidentielle qui va venir en octobre pour parler de l’installation des quartiers et districts qui va certainement nous prendre 2 ou 3 mois ? », ajoute un autre opposant.

La partie est loin d’être gagnée.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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