Installation des maires : Dalein exprime son désaccord

Fraîchement rentré d’une tournée en Europe où il a rencontré ses militants et plusieurs personnalités européennes, le Chef de file de l’opposition guinéenne s’est exprimé sur l’idée d’installer prochainement les exécutifs communaux.

Tout comme Sidya Touré de l’UFR, Cellou Dalein Diallo s’oppose à la démarche du ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, qui au cours d’une réunion tenue en début de semaine, a annoncé l’installation prochaines des maires.

« La décision est prise, nous la diffusion solennellement aujourd’hui et la mise en place des conseils communaux et les exécutifs vont être engagés dans les jours avenir », a annoncé récemment le Général Bouréma Condé.

Pour le Président de l’UFDG, il est hors de questions de faire deux élections locales. Cellou Dalein Diallo suggère qu’on règle d’abord le contentieux électoral.

« Nous avons exprimé notre désaccord. Il faut régler le contentieux électoral avant d’installer les maires. On ne peut pas faire deux élections locales. Tous les élus doivent avoir le même mandat de cinq ans. Alors si on installe un groupe maintenant et on attend un ou deux mois après pour installer l’autre, comment vous allez faire pour renouveler les conseillers communaux au terme des mandats à la même période ? Je pense qu’il faut régler le contentieux électoral et installer tous les conseillers communaux en même temps. Nous avons signifié aux autorités notre forte réserve par rapport à cette décision de Bouréma Condé. », Lâche-t-il sur Africaguinee.com.

Une position qui se recoupe avec celle de Sidya Touré qui a déjà exprimé sa désapprobation face à la proposition du Général Bouréma Condé.

Faut-il s’attendre alors à un front commun entre l’UFR et l’UFDG  pour faire plier le pouvoir?

Cellou Dalein Diallo l’exclu rien, mais il pose des conditions:

« Si nous voulons tous œuvrer pour la transparence des élections, pour le respect de la vérité des urnes, nous devenons alliés dans la défense de ces valeurs et des principes. Ce n’est pas autour des sentiments ou d’autres considérations qu’on peut avoir une alliance. Lorsque nous défendons les mêmes valeurs, les mêmes principes, nous sommes attachés aux mêmes normes qu’on devient des alliés dans la lutte pour l’instauration de la démocratie et de l’Etat de droit. », tranche le Président de l’UFDG.

Cinq mois après le scrutin communal, la Guinée peine toujours à installer les conseillers communaux, à cause du contentieux électoral, dont on arrive toujours pas à trouver une issue à la crise.

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

 

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