Instituts et Universités publiques : entre insalubrité et promiscuité !

Gargotes de fortune ici, bars café là, restaurant à la sauvette de l’autre côté, photocopieurs à l’autre aile, etc., les Instituts et Universités publiques de Guinée sont de réels foutoirs. On ne sait pas trop comment les occupants…illégaux envahissent les enceintes. Mais, une main invisible des autorités de ces temples du savoir est indexée, moyennant quelques billets de banque.

Après un tour à l’Université de Sonfonia, à Gamal Abdel Nasser, entre autres, même tableau, même constat, même atmosphère : l’insalubrité se le dispute à la promiscuité. Des poubelles devenues elles-mêmes des poubelles ne répondent plus. Les photocopieurs jettent de la paperasse partout. Les mangeurs de galettes même chose. Les tenanciers de gargotes abandonnent le restant de la nourriture juste à côté. L’image est âcre. La fumée qui s’y dégage, bien ocre. Les espaces sont anarchiquement occupés. Et personne ne pipe mot. Là-bas, on cherche juste la pitance, le reste on s’occupe du lendemain.

Récemment, le ministre en charge de l’Enseignement supérieur s’était insurgé contre cette anarchie, mais surtout contre l’insalubrité. Pour YéroBaldé, l’espace universitaire est occupé de façon anarchique. Il estime tout de même que dès que le projet de construction d’un réfectoire sera viabilisé,  les occupants actuels vont décamper.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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