Insuffisance des budgets des Institutions républicaines

La Cour Constitutionnelle, la Cour des Comptes, la Haute autorité de la communication, l’Assemblée nationale, etc. engloutissent des milliards GNF sans aucun contrôle. Les passations de marchés se passent en violation fragrante de toutes réglementations. Et personne ne pipe mot. Chaque année, on se partage des millions entre amis, copains et coquins.

Les bureaux toujours sont lumière, les ordinateurs datant de mathusalem, les toilettes hors d’usage, les murs crasseux et lézardes à bien des endroits. Certains bureaux manquent de tout. Même de l’essentiel pour exister : l’Internet, les fournitures de bureau (papier, photocopieuse, etc.). Les travailleurs mettent des pieds et des mains pour assurer le minimum. Et pourtant, chaque année, des fonds publics sont alloués à ces Institutions républicaines qui sont loin de jouer le rôle qui est le leur. Malgré tout, les budgétivores estiment que les fonds alloués sont insuffisants.

Pour Michel Kamano toutes les structures sont reconnues, elles ont une inscription budgétaire. Et d’ajouter que chacun dira je n’ai pas suffisamment de budget mais chacun a un budget. Evoquant le cas des ministères, le patron de la commission Finance du Parlement déclare que certains disent qu’ils n’ont pas suffisamment de budget alors qu’il y a eu arbitrage en Conseil interministériel. Des gens, par incompréhension peut être, pensent que ce qu’ils n’ont pas obtenu du gouvernement, ils peuvent l’obtenir du parlement.

Et de rappeler : « Nous pouvons demander à modifier le budget mais la loi nous dit si ça va dans le sens de l’augmentation des dépenses, il faut que le parlement trouve une source de recette pour financer ce plus. S’il n’y a pas de recettes additionnelles, l’Assemblée ne peut pas imposer des dépenses additionnelles au gouvernement. » Que des paroles ! Les hauts perchés se sucrent tous les ans sans la moindre crainte.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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