Interdiction de l’UFDG à Kaloum: un avant-goût de la marche du 10?

C’est certainement un avant-goût qu’on a vécu la semaine dernière à Kaloum, lorsque l’assemblée générale ordinaire de l’UFDG a été empêchée par la présidente de la Délégation spéciale de Kaloum Makhady Bangoura, au motif de préserver la quiétude au centre-ville.

En stoppant tout nette cette assemblée et intimidant des responsables UFDG de Kaloum, les autorités ont réussi à jauger les nerfs et à contenir les militants déjà venus nombreux. Avec les discours aux antipodes démocratiques, de la mouvance et de l’opposition, rien n’indique que la marche du 10 août est des plus calmes, sans encombres ni anicroches.  Ce qui fait dire à certains que les opposants risquent, les têtes pensantes notamment risquent d’être cloués sur un périmètre.

Comme cela est de coutume chez Dalein, à Dixinn bora. Toutes les issues sont barricadées par des policiers et gendarmes empêchant tous accès au domicile de l’opposant. Pendant ce temps, des militants se massent aux alentours, d’un côté, de l’autre, des contre-manifestants supportés par les forces anti-émeutes provoquent et jettent des projectiles,  juste pour perturber la marche. Les nerfs étant à fleur de peau, bonjour les gaz lacrymogènes et la débandade. Le tour est joué. La marche est coupée. Jusque-là, c’est le mode opératoire utilisé par Bafoe et ses sbires.

De toute évidence, « la crispation supplémentaire qui a résulté de l’interdiction du meeting de Kaloum, est de nature à polluer davantage l’environnement sociopolitique dans l’optique de la marche du 10 août », analyse-t-on.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

 

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