Jacqueline Sultan et Alpha: une friction à cause de 4 cent mille Euros

Alpha Condé a une réelle boulimie de l’argent, malgré le milliard GNF journalier qu’il bénéficie sans sourciller. Lui et ses proches sont dans les mines, les transports portuaires avec les 35% d’actions, etc. Aujourd’hui, depuis 4 mois, il n’adresse pas la parole à sa ministre de l’Agriculture. Au centre de la friction, une histoire de 4 cent mille Euros de l’Union européenne devant servir à financer périodiquement des projets agricoles pour les populations.

Pour se camoufler derrière sa hantise à empocher une partie de cette manne trimestrielle, Alpha Condé implique des frondeurs du RPG dans la gestion dudit fonds. Une immixtion qui agace la ministre, car celle-ci est à l’étroit devant le bailleur de fonds attendant des justifications. Pour tenter de se laver de toutes suspicions, Jacqueline Sultan a démis les rapaces et les a éloignés de la bergerie. Cette solution tranchante a davantage fâché Alpha Condé, lequel cherche désespérément à trouver une chute pour chacun des frondeurs du parti présidentiel et n’adresse plus la parole depuis plus 3 mois à sa ministre.

Pour justement prouver son mécontentement, Alpha Condé contourne sa ministre et négocie directement avec l’homologue ivoirien de celle-ci pour une histoire d’anacarde. C’est cet Ivoirien qui informe Jacqueline Sultan, alors en séjour à Abidjan qu’il doit venir à Conakry, à l’invitation d’Alpha Condé. De quoi écourter le voyage et rallier Conakry, au besoin.

Jacqueline Sultan fait, par ailleurs, traîner des casseroles, à cause d’un prétendu deal lié à la fourniture des engrais devant rentrer dans le cadre de la campagne agricole 2016.

Selon des sources concordantes, elle a eu un deal avec des fournisseurs pour réussir le programme. Au cours d’une conférence de presse, un ancien allié d’Alpha Condé estime que la prochaine campagne risque d’être compromise, à cause notamment du chef de Département qu’il accuse contourner l’appel d’offre selon le code des marchés publics. A ce titre, la société malienne titulaire du prétendu marché est dans l’œil du cyclone. Elle est aussi accusée de n’être pas capable de fournir des engrais de qualité.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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