JO 2018 d’hiver: nouveau contrôle positif russe, en bobsleigh

La bobeuse Nadezhda Sergeeva a été contrôlée positive à une substance illicite durant les Jeux d’hiver 2018. C’est le deuxième cas de dopage russe possible à Pyeongchang après celui du curleur Alexander Krushelnitsky. Il intervient alors que le CIO doit décider ce 24 février de l’éventuelle levée partielle ou totale de sanctions qui frappent le Comité olympique russe.

Cette information tombe au plus mauvais moment pour le sport olympique russe, dont la suspension à cause de dérives en matière de dopage pourrait être levée ce samedi 24 février 2018. La bobeuse Nadezhda Sergeeva a en effet été contrôlée positive, a annoncé la fédération nationale de bobsleigh, ce 23 février. « Un test antidopage de la pilote de l’équipe russe Nadezhda Sergeeva le 18 février a donné un résultat positif pour un médicament pour le cœur inscrit sur la liste des substances interdites », précise un communiqué.

Si l’analyse d’un deuxième prélèvement – ce qu’on appelle « l’échantillon B » en lutte antidopage – confirmait la première, ce serait un coup dur pour la Russie. Car il s’agit du deuxième cas possible aux Jeux olympiques d’hiver 2018 (9 au 25 février en Corée du Sud) après celui du curleur Alexander Krushelnitsky. Du meldonium avait été détecté dans les deux échantillons prélevés sur Krushelnitsky, à la surprise générale, le curling n’était pas une discipline particulièrement exigeante sur le plan athlétique.

La probité russe encore mise à mal

Avant « l’affaire Nadezhda Sergeeva » des voix, dont celle du président de la Fédération internationale de ski, s’étaient élevées pour ne pas tirer de conclusions trop hâtives au sujet d’Alexander Krushelnitsky et du dopage russe. « Un cas spécial comme celui-là, ça peut arriver à chaque nation, avait lancé Gian-Franco Kasper dans un entretien à l’Agence France-Presse. Le meldonium, c’est l’aspirine chez nous [en Suisse, Ndlr]. C’est ce qu’on croit, et surtout en curling ».

Les 168 athlètes russes présents à Pyeongchang ont été autorisés à participer aux Jeux sous bannière neutre, leur comité national olympique (ROC) étant suspendu par le Comité international (CIO). La commission exécutive du CIO doit décider samedi de lever ou non la suspension du ROC. Une suspension décidée en décembre en raison de la mise au jour d’un vaste système de dopage institutionnalisé en Russie, notamment pendant les JO d’hiver 2014, à Sotchi.

Avec le dossier Sergeeva, pas sûr que ses compatriotes soient autorisés à défiler avec le drapeau de la Russie lors de la cérémonie de clôture sud-coréenne, le 25 février.

RFI

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