JO Rio 2016 : Le monde a vibré au rythme de Fanta Konaté, la virtuose de la chanson guinéenne au Brésil

Depuis le début des Jeux Olympiques, la Guinée ne brille pas sur le podium des pays qualifiés pour les médailles. Mardi 9 août 2016 à 9 h du matin, quand la judokate Mamadama Bangoura a été sanctionnée par Ippon face à son adversaire Equatorienne, l’espoir de voir le drapeau flotter dans le ciel de Rio de Janeiro s’amincissait.

Toutefois, le pays de Sékou Touré peut se consoler d’avoir réussi à attirer l’attention d’au moins 3 milliards de téléspectateurs lors de la cérémonie d’ouverture des jeux.

A travers la voix suave de la chorégraphe et chanteuse Fanta Konaté, la Guinée a brillé de tout son éclat. Le pays a été l’attraction durant la représentation de l’histoire de la création du Brésil, à la traite des noirs, agrémentée par le chant de Fanta Konaté en duo avec le chanteur et acteur congolais Bukassa Kabengeleo.

En langue malinké, bien évidemment, la guinéenne a célébré le continent par son très aimable titre : « Mère (Afrique), les enfants pleurent ».

Pourtant, Fanta Konaté n’est pas populaire chez nous en Guinée. Malgré cela, elle reste pour le moment la Guinéenne la plus célèbre du Brésil, le pays de son adorable époux. Ce très beau pays, vaste comme continent, où le rythme et la danse Samba rappellent si heureusement les origines guinéennes du son Djembé, unique au monde.

Ce n’est donc pas par hasard que l’Etat de Salvador de Bahia a été jumelé à la région de Boké d’où est partie une frange importante de la communauté africaine qui peuple ce pays au paysage pittoresque, aussi incroyablement semblable à celui de la Guinée actuelle.

Grande figure de la percussion, Fanta Konaté est surtout une célébrité dans ce grand et vaste pays où l’on aime faire la fête. Elle y apporte sa part de contribution à au moins 50 écoles de danse.

Mariée à un brésilien, notre belle compatriote a été présentée à un public select de Conakry, un jour du 3 février 2016 par l’actuel ambassadeur du Brésil en Guinée, SE Alirio de Oliveira Ramos.

Par Mouctar Diop

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