JOUR FERIE : Alpha Condé fait-il marche-arrière ?

Personne n’y a compris grand-chose. En effet, tout le monde s’attendait à ce que ce lundi 4 juillet, soit déclaré férié, chômé et payé. Mais à la surprise générale, dans son communiqué du vendredi dernier, le ministre de la fonction publique a précisé que cette fois, seul le samedi serait férié et surtout, insiste-il, le lundi ne le sera pas. Par rapport à ce à quoi Alpha Condé avait habitué les Guinéens, il y a une remise en cause.

Depuis qu’il est à la tête de l’Etat guinéen, ses compatriotes étaient en effet habitués au fait que si un jour férié coïncide avec un jour non ouvrable, c’est celui ouvrable qui suit qui sera consacré férié. L’idée parfait du fait que le travailleur doit effectivement bénéficier du jour férié. Du coup, pas nécessairement porté sur le travail et d’une fainéantise qui dépasse la moyenne, les Guinéens passaient leur temps à souhaiter que les jours fériés tombent toujours un samedi ou un dimanche. Ainsi, ils pourraient s’offrir un long week-end.

Du coup, la nuit de Laylat-al Qadr (la nuit du destin) tombait donc pile. Car dans un pays à plus de 70 % musulman, le lendemain de cette nuit de prières et d’invocations de Dieu, est consacré férié. Conséquence, les employés ne s’attendaient à reprendre le boulot qu’au lendemain de la fête de Ramadan que beaucoup prévoient pour le mardi. Mais le soir du vendredi, le communiqué du ministre de la fonction leur coupe l’herbe sous les pieds en remettant en cause la mécanique. Mais les autorités se gardent de donner la moindre explication.

Ce qui fait dire à certains que c’est une manière subtile de revenir sur un engagement dont on se rend finalement compte qu’il n’était pas nécessairement pertinent. Surtout pour un pays dont les défis exigent qu’il travaille le plus possible. D’ailleurs avaient déjà critiqué une mesure qui encourage le chômage.

Anna Diakité, www.kababachir.com

 

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