Journée cacophonique à Conakry : le régime tangue !

Les autorités de Conakry ont tenté de désorganiser les marcheurs contre l’augmentation du prix du carburant à la pompe. C’est pourquoi, contrairement aux contenus des lettre-réponses des communes de Matoto, Matam et Dixinn du 20 juillet 2018, autorisant la marche pacifique que les forces sociales de Guinée se proposent d’organiser ce lundi 23 juillet 2018, le gouvernorat de la ville de Conakry, tutelle des communes s’est opposé tard la nuit, à travers un communiqué, alors qu’il devrait le faire 48 heures.

Cette cacophonie a failli créer une perturbation. Mais, comme un seul homme, les marcheurs ont tenu tête aux forces de l’ordre contre gaz lacrymogènes et interpellations. Le gouvernorat de la ville de la Conakry avait avancé comme arguments : la situation sécuritaire de l’ensemble des communes de la ville ; les réelles préoccupations de nombreux de nos concitoyens attelés d’urgence aux dernières formalités pour l’accomplissement du pèlerinage à la Mecque ; les soucis majeurs des citoyens en matière de déplacement et de gestion du quotidien en cette période des grandes pluies. Conséquence : La manifestation prévue lundi 23 juillet 2018 ne saurait être autorisée. La Ville de Conakry évoque les dispositions de l’article 623 du code pénal de la République de Guinée.

A ce titre, « Les secrétaires généraux des cinq communes de la ville, les chefs de services régionaux de sécurité,  les présidents des conseils de quartiers sont invités chacun en ce qui le concerne, à veiller à l’application immédiate et correcte de la présente mesure. » Il n’en fallait pas plus pour créer l’ire de la société civile. Ce lundi donc, le désordre s’est produit. La ville est perturbée. Le risque d’embrasement est patent. Le pouvoir tangue.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.