Journées «villes mortes» : l’opposition maintient son appel‏

L’opposition guinéenne maintient son appel aux journées «villes mortes», mercredi 30 et jeudi 31 mars 2016, pour protester contre la cherté de la vie. À travers cette action, elle espère «montrer aux autorités de ce pays qu’on n’en peut plus», a expliqué mardi son porte-parole Aboubacar Sylla.

Selon le député, élu sous la bannière de l’Union des démocratiques de Guinée (UFDG), les Guinéens ont besoin d’une meilleure gouvernance et d’une répartition équitable des ressources. Ainsi, les adversaires du régime du président Alpha Condé invitent la population entière à adhérer à leur mouvement qu’ils veulent cette fois pacifique.

L’opposition républicaine, par la voix de M. Sylla, demande à tous les travailleurs de rester à la maison. «Nous ne demandons à personne de faire d’actes de vandalisme», a-t-il ajouté, avant de regretter que les mouvements organisés par le passé aient terminé généralement par des morts d’hommes.

Affaiblie par les départs de plusieurs de ces grosses figures, comme Sidya Touré (UFR), Mamadou Bah Baadicko (UFD) ou encore Bah Oury (ancien vice-président de l’UFDG, exclu du parti en février 2016), l’opposition voit cet appel tel un test qui lui permettra de savoir si elle pèse toujours lourd sur le paysage politique guinéen, fortement secoué ces derniers mois.

Thierno Diallo, Kababachir.com

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