K au carré dans ses petits souliers : vers la sortie ?

S’il échappe cette fois-ci, c’est qu’il a de la chance, note un haut responsable du Cabinet de l’Enseignement pré-universitaire que pilote Kalil Konaté. Ce ministre fait partie de ceux qui ont banalisé la grève menée avec intelligence par le camarade Soumah. Il a ensuite tenté d’étouffer la grève avec des billets de banque. Rien n’a empêché à bloquer le système, quatre semaines environ.

 K au carré est aujourd’hui dans ses petits souliers. Certains présument son départ. « Je suis le maillon faible de ce système. C’est mon département qui est en grève. Au lieu que tout le système ne soit en grève, c’est le ministère de l’Education qui est en grève. Néanmoins je m’en réjoui très sincèrement de cette rencontre (Soumah et Alpha Condé, NDLR). Toute démarche qui peut ramener les enfants à l’école est à saluer », se lâche K au carré avant de faire un aveu :« Si j’ai un souci aujourd’hui, c’est le fait de voir éternellement les enfants rester à la maison. Et qu’il n’y ait aucune lueur d’espoir de négociation pour que cela soit transcender. Cela m’intriguait beaucoup, mais Dieu merci le verrou a sauté. »

Écarté faute de capacités managériales, ce ministre ne peut que constater les résultats des négociations : «  Mon département va en bénéficier. Les enfants vont profiter des résultats qui vont sortir de ces rencontres, franchement je m’en réjoui. Il y a un dialogue est ouvert. Les personnes qui composent cette commission ne sont pas n’importe qui. Avec toutes les expériences qu’ils ont, ils pourront mettre la crise derrière nous pour la bonne reprise des cours dans les écoles. »

En sa qualité de syndicaliste, venu aux affaires à cause des fruits qu’il foutait, K au carré s’est révèle incompétent. Et très vite, il se transforme en victime : « Je suis victime d’une grève, tout ce qui est demandé, je ne suis pas responsable de ça. L’augmentation de salaire ne relève pas de mon département. Le paiement des 40% ne relève pas de moi aussi, la levée de la suspension du salaire de Soumah relève de la fonction publique. Ces trois points ne sont pas gérés par mon service.Mais c’est vrai, ce sont les travailleurs de mon service qui sont en grève. Mais aller négocier qu’est-ce que je peux apporter à cette négociation ? Alors que je n’ai aucune solution par rapport au paiement des 40% ou rehausser le salaire à 8 millions. Je pense que ça soit moi ou pas s’il y a des personnes ressources qui peuvent apporter la solution, c’est ce qui est important », dit-il dans une interview accordée à nos confrères d’Africa Guinée.

Une calamité, ce ministre !

 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

 

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