Kalil Kaba de la Présidence : démasqué ou voué aux gémonies ?

Ces derniers temps un vent âcre souffle sur Sékhoutouréya, notamment sur Kalil Kaba, le directeur de Cabinet celui-là même qui a récemment signé, à Paris, le protocole d’accord portant sur la reprise des relations diplomatiques entre Conakry et Tel Aviv, après une interruption survenue en 1967.

Aujourd’hui, ce ministre directeur de cabinet de la Présidence est pris comme un des hommes de main d’Alpha Condé. Jeune et cultivé, il semble incarner le renouveau : le fiston, remplaçant de Kiridi Bangoura depuis octobre 2012 est au milieu des papys dans la gestion des affaires courantes. Une certaine opinion lui renvoie de fait comme étant l’homme méchant, le tribal, etc. le géniteur des nominations aux effluves communautaristes. A l’image même de son prédécesseur Mohamed Diané, actuel ministre de la Défense.

Titulaire d’un doctorat en mathématiques appliquées de Louisiana Tech University (Louisiane, USA) se révèle ainsi être pire que son prédécesseur. Fils d’une grande figure politique alliée au RPG (en poste à la Mano River Union depuis près de sept, avant de raccrocher) Kalil Kaba  « gère les dossiers, répond aux courriers, reçoit les visiteurs et écarte les importuns. Ses combats : la lutte contre les emplois fictifs et en faveur d’une meilleure rentrée des recettes douanières. Souvent excédé par les lenteurs de l’administration, il est proche d’Alpha Mohamed Condé, le fils unique du président, qui, au Palais, suit certains partenariats de la Guinée avec l’Afrique du Sud et le Brésil», rapportait Jeune Afrique.

Jouissant de ce bon positionnement, il a toujours évolué dans l’ombre, tirant ici et là des ficelles, créant d’autres deals de l’autre côté. Taiseux, un brin taciturne, il est partout, sauf à la radio et à la télévision. Aux yeux des Guinéens, il incarne le pouvoir invisible, rapporte la presse panafricaine. Quand on est proche de Condé, on fait comme lui ou pire. C’est une école. Une émulation. Autant s’inspirer des manœuvres les plus ubuesques. C’est certainement à cause de cette proximité que des guéguerres couvent au sein du RPG dont l’objectif est de faire éjecter Ibrahima Kalil Kaba, cet ami de Mohamed Alpha Condé, le fils du président, qui, au Palais, suit certains partenariats de la Guinée avec l’Afrique du Sud et le Brésil.

Des loups du parti voient en Kalil, le mauvais pion qu’il faut écarter et faire remplacer par un diplomate dont le nom est sans cesse cité. Celui-ci, sentant sa carrière branlante, se rapproche du jeune puissant de Sékhoutouréya pour nier toute implication dans des manœuvres le visant. Le chef d’orchestre n’est autre qu’un agité du parti dont on ne sait plus où mettre. L’homme pourrait s’identifier par ses déclarations va-t’en guerre contre l’opposition et son chef de file. Suivez mon regard…

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

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