Kankan: Hadja Fanta Kaba, un exemple de femme entreprenante !


Une unité semi-industrielle de transformation des tubercules de manioc, a vu le jour dans la commune urbaine de Kankan depuis le 30 août 2018. Un rêve réalisé, grâce à l’esprit entrepreneurial d’une femme originaire du terroir, membre de la diaspora guinéenne vivant aux États-Unis d’Amérique. La suite de notre série de portrait de femmes, nous emmène donc aujourd’hui auprès, de Mme Hadja Fanta Kaba.

Engagée depuis de nombreuses années auprès du système des nations unis,  pour la cause humanitaire dans le pays de l’oncle Sam, Hadja Fanta Kaba, séjourne depuis fin novembre dernier en Guinée dans le cadre d’une mission d’expertise.

De passage à Kankan, la région dans laquelle, elle est née, elle décide d’implanter une usine de transformation des tubercules de maniocs en Attiéké.

 L’objectif étant de produire et de proposer à coût réduit, aux consommateurs, un Attiéké sain, de meilleures qualités.

‹‹ Je suis ici en Guinée actuellement depuis fin novembre, parce que j’ai été invité dans le cadre  du renforcement des capacités sur les statistiques de l’environnement. C’est ainsi que subsidiairement, je suis venu à Kankan pour implanter une usine d’Attiékè. Parce que j’ai constaté que les gens aiment beaucoup l’Attiékè ici. Donc on va transformer le manioc en Attiéké à partir de Kankan pour servir toute la région voir tout le pays››, a-t-elle assuré. 

Prête pour engager à long terme plus de 50 personnes, présentement grâce à cette usine, Hadja Fanta Kaba emploie déjà plus de 20 ouvriers dont 14 femmes.

« Au sein de cette usine, le nombre d’ouvriers peut atteindre jusqu’à 50. Mais pour le moment c’est 20 et quelques qui travaillent. Les femmes sont les plus nombreuses. Elles sont au total 14 alors qu’il y a seulement 6 hommes. Mais nous sommes toujours entrain de recruter. L’équipe qui est en place, est allée suivre une formation en Côte d’Ivoire dans l’usine de la première dame ivoirienne. Ils sont de retour, ils savent comment produire l’Attiéké ». A-t-elle ajouté.

Aussi, animée d’une volonté de booster les activités et de diversifier la production au sein de son nouvel industrie de production alimentaire, elle sollicite une desserte améliorée et quotidienne du courant électrique.

« Pour le moment, faute d’électricité, on est obligé de travailler que pendant la nuit. Sinon vraiment si on pouvait avoir une excellente desserte du courant, on sera capable de produire de l’Attiéké tous les jours et bien d’autre produis tels que des chips de mangue, des ragoûts d’igname etc.…Alors on prie les autorités d’EDG, en attendant la construction des barrages, de nous venir en aide en nous fournissant de l’électricité au minimum tous les soirs» Souhaite-t-elle.

A noter que Hadja Fanta Kaba native de Kankan, réside aux Etats-Unis d’Amérique. Mariée elle est aussi mère de plusieurs enfants.

CHEICK-SEKOU BERTHE, CORRESPONDANT www.kababachir.com à Kankan.

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