Kankan : Le corps sans vie d’un homme a été repêché d’un puits !

Le corps sans vie d’un homme âgé d’une quarantaine d’années a été repêché dans les profondeurs d’un puits au quartier Bordo dans la commune de Kankan ce mardi 08 octobre 2019 dans très tôt dans la matinée. Selon les explications données par une source familiale, la victime, Sékou Keita a laissé sa vie au cours d’un second cas de noyade en espace de quelques jours.

D’après les propos recueillis auprès d’Ibrahima Kalil Keita, chef du quartier Bordo et père de la victime, c’est  à presque 2 heures du matin, qu’il a été alerté par sa belle sœur de cette tragédie. Et à en croire les détails du père, ce n’est pas la première fois que le défunt se retrouve en situation de noyade.

« Je suis le père du défunt. Il se nomme Sékou Keita. Le samedi passé, en provenance de la localité de Babila (préfecture de Kouroussa), pour atteindre l’autre rive, il a glissé et trébuché dans l’eau. Les pêcheurs l’ont prêté secours. Le dimanche matin je suis allé le chercher pour le faire admettre à l’hôpital. Il a suivi des traitements, à 18 heures nous sommes rentrés à la maison. Toute la journée du lundi, il n’y a avait aucun problème chez lui en dehors du fait qu’il se plaignait de douleurs au niveau de ventre. Pendant que nous dormions la nuit, vers 1 h 55 minutes, j’ai été alerté par sa femme, me disant que mon fils a disparu. Nous avons constaté auprès du puits, sa paire de chaussure, son bouilloire remplis d’eau et sa torche aussi. Le puits ouvert, il y est descendu ». A-t-il expliqué.

A la question de savoir si la victime, son fils, ne souffrait pas d’une quelconque dépression mentale, le père répond : « Non ! Il n’en souffrait pas. C’était même un instituteur à Kouroussa au niveau l’élémentaire plus précisément dans la localité de Troban dans la sous-préfecture de Babila. Il était âgé de 42 ans marié et père de deux enfants ». A-t-il ajouté.

Poursuivant, le père de la victime, n’a pas caché son chagrin de perdre un enfant dans la fleur de l’âge.

«  Nous sommes tous très affligés ma famille et moi. C’est une mort qui est survenue tôt. Nous nous attendons tous à la mort. Mais le fait pour lui de mourir jeune, c’est ce qui nous afflige le plus ma famille et moi ». A-t-il regretté.

A noter que dans la foulée,  le défunt Sékou Kéita a été inhumé au grand cimetière de Korkoudouni au cours de cette même matinée.

CHEICK-SEKOU BERTHE, CORRESPONDANT www.kababachir.com à Kankan.

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