Kankan : Le harcèlement sexuel une réalité qui gangrènent en milieu scolaire et universitaire !

Le harcèlement sexuel, au-delà des milieux professionnels à Kankan, gangrène dans les établissements scolaires et universitaires de la place. Même si les victimes, par peur de représailles, préfèrent dans la majorité des cas garder le silence, il faut notifier qu’elles endurent d’innombrables difficultés.

Des professeurs, responsables de départements ou de facultés, qui font la cour à leurs élèves et étudiantes, ce n’est ni un fait nouveau, ni un fait rare à Kankan. Il est même actuellement quasi quotidien d’assister, à des scènes similaires.

C’est en tout anonymat que cette jeune demoiselle, évoluant sur le campus universitaire de Kankan, nous livre ses remarques.

« J’ai remarqué que sur le campus Julius Nyerere de Kankan, beaucoup de professeurs courent après les étudiantes. Ils les invitent dans leurs bureaux et de fois, ils nous créent des problèmes. Si c’est un homme on lui demande de payer de l’argent. Mais si c’est une fille, ils disent de passer les trouver au bureau, ou de donner ton numéro ».

Les prédateurs sexuels en milieu scolaire et universitaire, utilisent comme moyen de pression le plus sûre, les notes. Des notes comme on les appelle le plus souvent, les NSM. C’est-à-dire Notes Sexuellement Transmissibles. ST  en a été victime avec son professeur A T.  Elle nous a raconté, je cite :

« Il a gelé mes notes en prétextant qu’il ne me reconnait pas après deux ans de cours. Moi je n’ai pas pris cela en mal. Mais ça ne l’a pas découragé. Il s’est permit de venir dans mon quartier, une nuit. Il m’a appelé en me disant qu’il suivait un match de football à la télé tout près, de chez moi. Et moi par courtoisie je l’ai reçu chez moi. Parce qu’il, pleuvait ce jour là.  Dès qu’il est rentré dans ma chambre, il a condamné ma porte, m’a obligé pour satisfaire sa Libido avant de s’en aller. Le lendemain, il m’appelé et ma demandé combien je voulais comme note. J’ai réfuté son offre. Il est allé en vitesse, vers le département pour prétendre qu’une étudiante voudrait nuire à sa réputation à cause d’une histoire de notes. Dieu merci, j’avais des preuves, des preuves que je détiens d’ailleurs jusqu’à présent. Après pratiquement tout les responsables du département m’ont plaidé de ne pas porter plainte  ce qui reste claire, j’ai promis qu’un jour ou l’autre, je ne finirai pas présenter mes preuves qui se fonde sur des enregistrements sonores et en ce moment, il finira ces jours en prison ». Fin de citation.

Poursuivant ses remarques, la jeune demoiselle du départ, s’en prend aussi à certaines étudiantes qui se livrent selon elle au jeu de la séduction avec leurs enseignants, rien que pour des questions de note.

« Nous les filles aussi, certaines parmi nous j’ai remarqué sur le campus viennent pour séduire les professeurs. Sachant que ces derniers n’attendent que ça.  Tout ça pour avoir des notes. Alors il est encore temps qu’on cesse de séduire les profs. Mais hélas beaucoup se sentent très fières en disant qu’un chef de département, lui fait la cours ».

Plus loin, elle interpellera également l’ensemble du corps enseignants.

 « Aux professeurs, qu’ils laissent les filles des gens étudier. On n’est pas venue ici pour eux, c’est ce qu’ils pensent. Mais il faut qu’ils enlèvent ça de leurs têtes. S’ils ne sont plus apte à nous enseigner, qu’ils démissionnent et qu’ils nous laissent en paix ».   

À noter, qu’en dépit de la gravité de la situation, aucune disposition concrète n’est établit dans les établissements scolaire, universitaire, publics tout comme privés pour lutter contre ce fléau.

CHEICK-SEKOU BERTHE, CORRESPONDANT www.kababachir.com à Kankan.

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