Kankan/Manif: « Si le plan A ne marche pas on va passer par le plan B » (le président du mouvement)!


Comme annoncé dans un de nos précédent articles, une manifestation contre le manque du courant électrique a éclaté ce mardi 1er septembre 2020 dans la commune urbaine de Kankan, fief du parti au pouvoir. 
Comparativement aux autres sorties du mouvement où on assiste à des affrontement et échanges de pierres et de lacrymogènes, cette fois-ci ça n’a pas été le cas, puisque les forces de l’ordre informées depuis la veille, ont pris toutes les dispositions pour empêcher la tenue de toute forme de manifestation contre le manque de courant à travers la ville de Kankan.
Même s’il s’avère qu’ils n’ont pas pu mener à bien leur manifestation comme ils l’attendent, Ousmane M’bia Kaba, président du mouvement citoyen pour l’électrification de la Haute Guinée, pense que la paralysie de la ville est une grande  victoire pour eux: 
« Nous avons fait une victoire ce matin, parce qu’on a dit qu’il n’ y aura pas de travail ici aujourd’hui, les marchés n’ont pas ouvert, personne n’a travaillé, ça c’est une victoire déjà pour nous, donc pas de barrage pas de travail. » a-t-il dit.
La date du 1er étant prévue depuis un bon bout de temps pour leur manifestation, a coïncidée avec la sortie des mouvements de soutien qui s’étaient dressés à un moment en contre manifestants, Ousmane M’bia Kaba pointe du doigt Taliby Dabo, membre influent de la coordination du RPG à Kankan:
 » Nous face aux militants du RPG, ils ne peuvent pas résister, mais ils se cachent derrière les forces de l’ordre. C’est Taliby Dabo qui veut envoyer la guerre civile ici à Kankan, mais c’est pas encore fini, on va utiliser le plan B. » a-t-il martelé.
Toujours avec le même point de départ depuis le début de leur lutte citoyenne, le président de ce mouvement pense qu’ils devraient changer de stratégie:  » Aujourd’hui c’est le plan A qu’on utilise, si le plan A ne marche pas on va passer par le plan B. » a-t-il laisser entendre.
A noter que pour le moment les leaders de se mouvement sont recherchés par les forces de sécurité qui déambules à travers la ville.
Ahmed Sékou Nabé, correspondant de Kababachir.com à Kankan

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