Kankan-Mois de l’enfant : Des enfants exploités par leurs parents pour des fins matérielles !


L’exploitation des enfants à des fins économiques est une réalité qui gangrène, nos sociétés. La commune urbaine de Kankan, ne fait pas d’exception à la règle. En ce mois de juin dédié à la cause des touts petits, le constat révèle que le phénomène bat son plein à Kankan. Mais en ce moment, il a pris encore plus de l’ampleur. Depuis la fermeture des classes due à la crise sanitaire du COVID-19 qui sévit actuellement, nombreux sont les petits écoliers de la ville, sous la contrainte parentale qui ont pris directement le chemin des marchés.
Même en période des cours, obligée par ces parents, Aminata Traoré élève en 4e année jongle entre l’école et le marché. Chaque jours quand elle fini les cours, elle se rend directement au marché  pour la vente des sachets d’eau glacées au marché Dibida :
«  Je suis élève de la 4è année à l’école  Franco arabe  Barrie au quartier Harlem, je vendre au marché ici, même pendant le moment des cours je viens, je suis obligé de le faire ou bien je serais toujours menacé par ma mère, chaque jour se sors à 08h pour rentrer à la maison à 19h. Mon seul souhait est que les cours reprennent ou bien c’est très mauvais pour nous les enfants » a-t-elle exprimé.
Sa camarade Djénab Traoré âgée de 10 ans, vendeuse de savon en poudre, nous relate certaines difficultés que cette activité rémunératrice de revenu pour ses parents, impliquent pour elle : 
« je vends ce savon en poudre à un pour 1000gf, souvent quand je viens au marché pour vendre, je rentre chez moi très fatigué, tout le corps me fait mal, c’est pourquoi je suis toujours enrhumé et mes pieds me font mal, quand je ne viens pas au marché je serais toujours blâmé par ma mère » a-t-elle dit.
Aicha kourouma âgée de 7 ans, convaincu que cela pourrait alléger leur souffrance,  lance un appel aux autorités pour une réouverture possible de la classe : 
« Ce que j’ai à dire comme message aux autorités éducative, ils n’ont qu’a nous aider pour qu’on puisse reprendre les cours, sinon nous souffrons énormément, quand on vient au marché pour vendre, on ne mange pas sauf le soir quand on rentre à la maison ».a-t-elle lancé.
A noter que ces enfants exploités par leurs parents pour des raisons matérielles, sont exposé chaque jour, aux risques des accidents de la circulation et surtout des prédateurs sexuels pédophiles. On se demande que font les services gouvernementaux et  les organisations internationales pour la protection des enfants, pour endiguer ce fléau sociétal.  


Ahmed Sékou Nabé, correspondant de Kababachir.com à Kankan.

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