Kankan : Le secteur privé des Universités, réagit contre la décision du ministre K2 

La récente annonce faite par le ministre de l’enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation Ibrahima Khalil Konaté, concernant la non orientation des nouveaux bacheliers dans les institutions d’enseignements supérieurs privés du pays, suscite aujourd’hui beaucoup de réactions.

De part et d’autres, de nombreux acteurs évoluant dans le secteur des universités privées, se prononcent contre cette décision qu’ils trouvent insensée, inopportune et même suicidaire.

L’une des voix qui conteste cette décision est bel et bien, celle du Dr Ousmane Kaba,  représentant de la CRESUK, l’organisation nationale des Universités privées en Guinée.

Présent à Kankan pour des raisons politiques, il revient en ces termes, sur le contenu, d’une lettre qu’il aurait déjà adressée, au nom de cette organisation, à Monsieur le ministre K au carrée.

« En tant qu’association des Universités privées qu’on appelle la CRESUK, on a adressé une lettre au ministre, en lui disant que s’il prenne une telle décision, ça veut dire qu’ils ont décidé de tuer le secteur privé de l’éducation. En Guinée, on donne la bourse à 100 % des bacheliers, dans ce cas de figure, si le secteur privé veut être de la partie, il faut bien que des étudiants y soient orientés. Alors c’est l’Etat dans sa mauvaise politique, qui a pris le secteur privé en otage, ce n’est pas l’inverse», avance –t-il.

En plus de cette déclaration, pour le Dr Ousmane Kaba, l’application de cette décision aura  de lourdes conséquences notamment sur la courbe du chômage en Guinée.

« Dans ces universités, c’est beaucoup de jeune Guinéens qui enseignent. Si on fait donc cela  il faut compter que ça sera des milliers de jeunes guinéens, qui viendront s’ajouter à la corde des chômeurs du pays», prévient-il.

A en croire aussi Dr Mamadi Dioubaté, Recteur à l’université privée El hadji M’Bemba Touré de Kankan, cette décision risque de faire fermer les portes de universités privées du pays.

« C’est claire et net que cette décision tend à faire disparaître, les universités privées du pays. Il n’y a jamais d’université sans étudiant. Tout ce qu’on peut dire, c’est que pour le développement d’une nation, il faut absolument l’existence du secteur privé au côté de l’Etat. Assure-t-il.

A noter que nombreux, sont ces cadres supérieures de la nation, qui ont été formé au sein des universités privée du pays.

CHEICK-SEKOU BERTHE, CORRESPONDANT www.kababachir.com à Kankan.

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