Kassory Fofana: des crocs-en-jambe en perspective !

Réussira, réussira pas ! Kassory Fofana n’y pense pas encore. Certainement pas ! Et pourtant, après son passage à vide, à la tête de la Primature, il doit déjà réfléchir sur les stratégies devant lui permettre de se réinventer et de proposer aux Guinéens, mêmes aux plus sceptiques, une nouvelle vision, une nouvelle orientation, une nouvelle politique générale, efficace et efficiente, loin des paradigmes déraisonnables, dignes d’un PM, en manque d’inspirations et en quête de repères.

Déjà, au sein du gouvernement en cours de formation, de nombreux ministres sont animés de grandes ambitions, allant jusqu’à l’éviction de l’auteur du célèbre et déshonorant‘’Le Chinois est mort’’.  Il est clair que bien des ministres feront leur (r) entrée et d’autres reconduits comme lui. Sur imposition d’Alpha Condé. Parmi ceux-ci, une bonne poignée ne sera pas en odeur de sainteté avec Kassory Fofana. Il sera donc question de se ménager mutuellement, le temps des coups bas.

Bref des  funestes crocs-en-jambe sont manifestement à craindre entre le PM et ses propres ministres dont certains sont plutôt portés sur leur indépendance dans l’exercice de leur fonction, ou portés sur des résultats profitables aux Guinéens dans leur ensemble. C’est ce qui est, à s’y méprendre, à l’antidote de la politique de Don Kass. Du moins, jusque-là, au regard du bilan de sa lettre de politique générale : dialogue social et politique, relance de l’économie nationale, lutte anticorruption, lutte contre le grand banditisme. Rien n’aura été réussi par Kassory.

A côté de Mama Kanny, le cauchemar incurable de la Primature, les ambitions avérées d’Ousmane Kaba (Possible ministre), bien qu’étant un proche de Don Kass sous Conté, il y aura bien d’autres ministres, à coup sûr qui refuseront toute compromission dans la gestion des fonds publics, quitte à être éjectés, catalogués ou bannis. D’autres, seront là, juste pour aider Kassory à retrouver la porte de la sortie et de le remplacer à pied levé. Ce qui est sûr, les ambitions des uns et des autres ne sont plus dissimulables. Le clanisme est patent. Au-delà de la dégradante solidarité gouvernementale autour de la délinquance financière sans précédent dont se rendent coupables des ministres, aux affaires grossières.

Kassory, jusqu’à quand d’ailleurs? Certains comptent dès maintenant les jours et les mois. Les 100 fameux jours, c’est déjà demain. Il est évident que Don Kass n’aura ni repos, ni répit, ni sursis. Tous impairs seront payés cash. Voici, à s’y méprendre, la nouvelle donne, vue de loin. 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.