Kassory Fofana, un loup qui appelle au loup !

« Le FNDC, je n’en veux plus, que ça cesse. Des gens qui ne sont rien, qui n’ont pas de partis et n’ont personnes derrière eux mettent du feu. Je dis, que ça cesse. Ils ne sont pas candidats et ne sont mêmes pas électeurs. Ils sèment la terreur qui occasionne des cas de blessés et même de mort. Je vous en prie, ne vous mêler pas à leur mouvement, parce que nous allons les traiter comme des bandits puisque ce sont bien des bandits. Ils n’ont qu’à sortir à partir d’aujourd’hui, s’ils sont hommes. »

Voici la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Kassory, l’homme qui préfère l’ordre à la loi se met le doigt dans l’œil. Il oublie que son arrivé a provoqué beaucoup plus de morts. Et mieux, lui qui devrait se taire, parle encore. Lui, le loup, crie au loup. La sortie médiatique des plus invraisemblables et tranchantes de Kassory Fofana commande désormais à ce que des dossiers le concernant soient exhumés pour étayer le vrai personnage qu’il représente. C’est ainsi que Kababachir.com reprend une passe d’armes entre lui et le leader de l’UFR.

Sydia Touré a dit, sinon presque. Surtout, «Ce rôle central dans les malversations… » dont se serait rendu coupable IKS, l’inconstant politique. Après avoir provoqué l’ex Premier ministre à travers médias interposés, celui-ci n’est pas allé par le dos de la cuillère.

Dans le n°2079 de Jeune Afrique/L’intelligent, Sydia Touré dégaine : «L’argent qui commençait à affluer dans les caisses de l’État avait attisé les convoitises de quelques cleptocrates. Ces derniers ont organisé un système mafieux. En sortant lui-même de sa cachette (J.A.I. n° 2079), M. Kassory Fofana révèle au peuple guinéen son rôle central dans les malversations en cause. Il lui reste à rentrer au pays pour se mettre à la disposition de la justice qui a ouvert le dossier sur la corruption, au lieu de prolonger ses « congés » à l’extérieur. »

Et pour rappel : « Lors de la constitution du gouvernement dont j’ai eu à assumer la primature en juillet 1996, M. Kassory Fofana avait sollicité le ministère de l’Économie et des Finances. Je me suis opposé à sa demande en raison de son manque évident de formation et d’expérience. En vain. Nommé malgré tout au Budget, il assiégera les services de la présidence par diverses intrigues et parviendra à ses fins en février 1997 en prenant le portefeuille convoité. Son premier acte à la tête du ministère de l’Économie et des Finances consistera à faire éclater la structure du comité de Trésorerie qui réunissait le Premier ministre, deux ministres délégués et le gouverneur de la Banque centrale. La totalité des dépenses publiques se fera, désormais, sans engagements préalables et sur simple signature du seul ministre de l’Économie et des Finances, c’est-à-dire M. Kassory Fofana. »

Ce simple témoignage devrait suffire pour disqualifier IKS. Mais Sydia est sans pitié. Il l’assomme : « Deuxième acte : la mise en place d’un réseau d’amis et de partenaires pour soustraire les recettes de l’État et procéder à des dépenses sans contrepartie de services ou de fournitures. C’était cela le système mafieux. Troisième acte : la succession des scandales obligera le chef de l’État à désigner une commission d’enquête dont la direction est confiée au commissaire Hervé Vincent, ancien ministre, que j’ai rencontré pour la première fois après mon départ du gouvernement. Ce sont donc les rapports Hervé qui mettront au jour le réseau de prédation dont l’acteur central ne pouvait être que, permettez-moi l’expression, le « voleur qui crie aujourd’hui au voleur ».

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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