Keira parle de l’usine de Fria en lieu et place des taxi-moto

« Le bureau politique du RPG arc-en-ciel encourage tous les habitants de Fria à la discipline, au travail, à l’honnêteté et accepter d’accompagner nos partenaires dans l’exploitation et la marche de cette usine. Il faudrait que désormais les centrales syndicales, les travailleurs de cette usine fassent  preuves de patriotisme et de sens élevé de responsabilité pour éviter des blocages pour des raisons catégorielles ou salariales. »

Alpha Ibrahima Keira est tout sauf un ministre de la République. En lieu et place des motos qu’il a interdites à Kaloum et qui a provoqué une vive levée de boucliers tant dans les rangs des leaders politiques qu’au sein de la société civile, le ministre se jette à Fria. Dans la plus grande démagogie : « Toute attitude qui doit conduire au blocage et au déclin de l’usine doit être bannie du comportement, du langage des uns et des autres. Nous appelons donc les gens à parler le même langage, à travailler et d’éviter la délation, la confusion et être des travailleurs honnêtes… Nous les attendons au rendez-vous des bilans. Et nous voulons qu’au rendez-vous des bilans, ce bilan soit positif, élogieux et encourageant. »

Pourtant, Keira avait de quoi s’occuper : donner de larges détails sur l’interdiction des motos à Kaloum. Aveuglé par le militantisme et soûlé par son nouveau poste, ce ministre fait vomir Fodé Oussou Fofana, comme le député lui-même le dit le samedi dernier au siège de l’UFDG. Le ministre Keira sait plus que quiconque que sa décision est hasardeuse. Surtout en cette saison hivernale. Surtout que l’Etat n’a aucune politique de transport urbain. Il s’en est rendu compte après les vives critiques formulées à son endroit. Ainsi, on mise sur le début du mois prochain.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

 

 

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