Kindia: Des professionnels des médias renforcent leurs capacités sur les MGF/VBG

Un atelier de renforcement des capacités des professionnels des médias sur l’abandon des ‘’mutilations génitales féminines’’ (MGF/VBG) en Guinée, a ouvert ses travaux jeudi, 06 octobre 2016 à l’Ecole Nationale d’Instituteurs, dans la Région Administrative (RA) de Kindia, pour 4 jours, selon les organisateurs.

Organisé par la Direction nationale de la promotion féminine et du genre (DNPF-G) du Ministère de l’Action Sociale, de la promotion féminine et de l’enfance (MASPF-E), le projet est conjointement financé par le fonds des nations unies pour la population (UNFPA) et l’UNICEF.

Avec la bénédiction des facilitateurs, Taliby Dos Camara, enseignant chercheur et Bangaly Diané, les participants au nombre de 30 dont 5 femmes, sont venus des médias locaux (radios, télévisions, presse écrite, sites internet), vont se familiariser avec des concepts des thématiques liés à la situation des MGF en Guinée, ses conséquences, rôle effectif et place des médias dans la promotion de l’abandon du phénomène dans le pays.

Le rendez-vous de Kindia sera marqué par la préparation des travaux de terrain (reportages et interviews) et la production des articles de presse, des émissions radios et télévisions).

Au nom des autorités régionales, la directrice régionale de l’Action Sociale, de la promotion féminine et de l’Enfance (DRASPFE), Mme Kaba Aïcha Bah a précisé que la formation des journalistes facilitant le comportement dans les communautés, vise l’accompagnement du Ministère de l’Action sociale dans sa politique d’élaboration d’une nouvelle feuille de route liée à la protection de la jeune fille.

L’implication des médias, a indiqué Mme Bah, a un enjeu majeur dans le changement des comportements des populations ».

De l’avis de certains observateurs, « Le taux d’excision, s’il ne escalade pas, ne démunira jamais en Guinée parce qu’il y a toujours dans des quartiers, des exciseuses qui continuent la pratique. Ces dernières ne vivent de cela».

Selon une enquête démographique de la Santé (EDS) réalisée en 2012 et publiée en 2014, une partie des chairs enlevées, est plus répandue en milieu urbain que rural. La statistique fait état de : (10% contre 3%) chez les Soussous, 13% dans la Région Administrative de Boké et 12% à Conakry.

La même enquête révèle : la forme la plus radicale (vagin fermé) est pratiqué chez les Peulhs (13%, chez les Tomas (12%) et dans la RA de Labé et de Conakry (15%) dans chaque cas. Une situation qui fait froid dans le dos des partenaires au développement.

La prévalence en Guinée est de : 97%. Cette proportion est restée quasiment la même depuis 1999, témoigne l’EDS.

A terme, les participants ont sollicité auprès du MASPFE et ses partenaires de terrain, la mise à disposition des médias, des moyens logistiques et de déplacement pour faciliter le travail dans leurs communautés respectives. Histoire de mettre fin aux difficultés des femmes qui souffrent dans le silence.

Mamadouba Camara, www.kababachir.com

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