Kountigui Basse côte : il y a quand des critères pour l’incarner…

N’est pas Kountigui de la Basse-côte qui le veut. Fut-il bien soutenu par des personnalités politiques bien influentes ou un ancien ministre aux allures politiques. Une autorité morale irréprochable, sans obédience politique, qui sache rassembler tous les fils de la Basse Côte pour une même cause. C’est là le principal critère d’éligibilité. Quitte à se bouffer le nez. Ou à envoyer des femmes dans la rue.

Fodé Oussou Fofana essuie pour sa part des piques émanant d’une cohorte de femmes voulant venger « une souillure » de Sékhouna Soumah de Tanéné, lequel caresse le rêve – comme il est désormais du RPG, plus du PUP encore moins de l’UFDG- dassumer des responsabilités de maire de Tanéné. Ce qui tranche dans le vif avec le statut qu’il incarne. Il n’en fallait pas plus pour Fodé Oussou de s’attirer les foudres des proches du patriarche, disqualifié

Sous Lansana Conté, ce patriarche a fait la pluie et le beau temps. Après la disparition du vieux général de Wawa (Dubreka), El hadj Sékhouna s’est mis en veilleuse, avant de se faire courtiser par Dalein et Alpha, car, faisant croire que la victoire jouait à Tanéné.

D’abord très proche du leader de l’UFDG, ensuite un changement de veste pour appeler à voter RPG arc-en-ciel d’Alpha Condé. Inconstant devant l’Eternel, ce patriarche de Tanéné est loin d’être fiable. Il est tout simplement disqualifié pour jouer le rôle du vrai Kountigui de la Basse-Côte. Il est politique, donc militant. Jusqu’à récemment, il est supposé être un maillon fort pour le parti de Dalein Diallo, l’UFDG.

C’est pour donc certainement déstabiliser cette prééminence que le pouvoir de Conakry tente de faire basculer cette personnalité et sa communauté dans le RPG, fortement éprouvé par un électorat amenuisé. La région de la Basse-côte apparait aujourd’hui comme l’un des deux viviers électoraux sur lesquels misent le parti au pouvoir et l’UFDG afin de ratisser large. Et ce Sékhouna-là est supposé jouer un rôle déterminant. D’où les yeux doux d’Alpha Condé. Avec le fallacieux argument « mes oncles de la Basse-Côte ».

Résistant très peu à la tentation – voitures, visites de courtoisie avec billets de banque et autres provisions -, Sékhouna Soumah est peu fiable, à l’image des promesses que fait Alpha Condé. Que cela soit retenu : il y a quand même des critères à respecter pour incarner la moralité du Kountigui. N’en déplaise. Pas d’amalgame.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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