Un Kountigui politique en cache un autre : « ça ne nous fait pas honneur », avoue Amirou Conté

La Basse-côte est-elle manipulée par le pouvoir pour s’assurer une loyauté à toute épreuve ? Anciens ministres et hauts cadres de l’Etat issus de cette partie du pays se crêpent-ils les chignons pour garantir les strates sociales afin de mieux s’organiser ou veulent-ils lorgner du côté du pouvoir pour se trouver des positions et autres au niveau de l’administration politique ?

Ces questions méritent d’être posées d’autant plus que la Basse-côte vit une certaine déchirure due notamment au choix d’un Kountigui qui transcende tous les clivages. Des fils de la Basse-côte sont trimballés par le courant de la division. Souvent sans conviction ils vont dans tous les sens pour soutenir, les yeux bandés l’un des Kountigui. Etant entendu que celui qui incarnait jusque-là ce statut a été tout bonnement remplacé, à cause de ses positions politiques tranchées. Cette chienlit agace et lasse vraiment certains fils et résidents de la Basse-côte.

Amirou Conté, vice-président de la COBAG (Coordination de la Basse-côte) et l’un des supporteurs du Kountigui éjecté – SékhounaSoumah – se dit à l’étroit. « Ça ne nous fait pas honneur », tranche-t-il, sur les antennes d’une radio locale. On comprenait aisément son agacement. Mais, tout se limite au discours.

 

Le remplaçant de SékhounaSoumah ne semble pas être le mieux loti, car, selon des informations reçues, cet autre patriarche fut politique, un ancien militant d’un parti politique très proche de la mouvance présidentielle. C’est en réalité un Kountigui RPG qui est remplacé par un Kountigui issu d’une autre formation politique. Comme quoi, la Basse-côte est loin d’être un long fleuve tranquille. Un Kountigui en cache un autre.

 

Jeanne Fofana, Kababachir.com

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