La crise sociale s’enlise: Rabiatou Sérat Diallo veut une poire en deux

Avec la crise syndicale qui s’enlise, la présidente du Conseil économique et social, ancienne syndicaliste de son état plaide : il faut couper la poire en deux. Elle était l’invitée, lundi matin d’une radio locale, à Conakry.

Pour elle, « Il faut que chacun des groupes renonce à une partie de sa dignité, de voir la nation en face, et l’avenir des enfants. Il faut donc éviter que ces enfants ne se révoltent pour être dans la rue. » Très subtile, l’ancienne syndicaliste n’a pas voulu tomber sur le SLECG, encore moins, mettre la pression sur le gouvernement. Et pour bien influencer les deux camps, elle joue sur l’intérêt humain : « On est en train de perdre même plus que ce que les enseignants ont demandé. On a eu des pertes en vies humaines, il y a eu des destructions. Mais ce qui est encore plus grave, c’est que les enfants sont en train de perdre l’éducation. Or, c’est l’avenir de demain. Il ne faut pas qu’on se prête à ce jeu. Cela a amené beaucoup de violences. »

Quoiqu’il en soit, le SLECG n’en démord pas. Il veut les 40% rétroactifs, puis dérouler un calendrier pour discuter des 8 millions GNF demandés. Près d’une semaine, toujours rien. Même l’adresse à la nation d’Alpha Condé ne semble pas dissuader le camarade Soumah et son équipe. C’est donc l’impasse.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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