La crise syndicale enfin contenue : la démarche d’après !

La levée de la suspension du Secrétaire général du SLECG  Aboubacar Soumah et le payement de ses arriérés de salaire ;  le paiement des 30% restants seront à la fin mars 2018 avec effet rétroactif à compter du 1er janvier 2018 pour les enseignants en activité. Novembre et décembre 2017 pour les retraités ; l’ouverture d’un couloir de négociations du 02 au 25 mai 2018 sur le point concernant la fixation du salaire de base des enseignants à huit millions de francs guinéens.

 La crise syndicale enfin contenue : la démarche d’après !

Seuls ces points d’accord auront prouvé que le camarade Soumah en est sorti vainqueur du bras de fer qui l’opposait avec le gouvernement. L’accord est donc signé quelle sera la démarche d’après ? C’est la grosse interrogation largement partagée aujourd’hui, après un mois de congé forcé. Le ministre du Pre universitaire avait déjà anticipé pour rassurer : « Je suis enseignant pédagogue. Avec mes inspecteurs on a déjà analysé, nous sommes à la 23ème  semaine de l’année scolaire. Selon le calendrier, on devrait être à 82% d’exécution du programme s’il n’y avait pas eu les troubles qui nous ont fait  perdre 11% dans l’exécution du programme au niveau du secondaire et 10% au niveau de l’élémentaire. A la reprise on peut rattraper rapidement ce retard là  en annulant le congé de pâques, réaménager le programme avec des cours de rattrapage parce qu’au secondaire on est 76% de l’exécution du programme et à 66% dans l’élémentaire. »

Le ministre K au carré dans un entretien qu’il a accordé à Africa Guinée, exclue toute surcharge des élèves. Et la raison est toute simple :   « Nous avons un gain de 3 semaines. C’est-à-dire le programme était callé sur 7 mois de cours et nous avons fait en sorte que cette année soit 9 mois de cours. Donc nous avons deux mois de plus sur le nouveau calendrier. Les écoles ouvraient ses portes en octobre mais l’année scolaire en cours nous avons ouvert en septembre. Académiquement nous n’avons pas un souci sur le déroulement du programme. »

Sauf que, le gouvernement parle déjà de coupures de courant. Comme quoi, cette pénurie risque encore de pénaliser certains élèves. Quitte à trouver une solution alternative.

 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

 

 

 

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