La Guinée célèbre la fête de Tabaski sous le signe de la cohésion sociale

A l’instar de leurs coreligionnaires du monde, les fidèles musulmans guinéens ont célébré dans la ferveur la fête de Tabaski ou fête de moutons.

C’est sous une forte pluie que les prières ont été effectuées dans les différentes mosquées de la capitale Conakry. Munis des parapluies, les fidèles musulmans ont rallié les différentes mosquées pour accomplir ce devoir religieux ce 11 Août.

A Hamdallaye mosquée, l’imam a insisté sur la necessité d’oeuvrer en faveur de la cohésion sociale entre tous les musulmans du monde en général et les guinéens en particulier, rappelant les recommandations du Prophète Mohamed (Paix et Salut Sur Lui)., lors de son dernier sermon , dont voici un extrait:  » Ô peuple ! Prêtez-moi une oreille attentive, car je ne sais pas si je serai encore parmi vous l’an prochain. Alors, écoutez ce que je dis avec beaucoup d’attention et transmettez ces mots à ceux qui ne pouvaient être présents aujourd’hui… »


Et plus loin, le Prophète (PSL) rappelle:  »’Toute l’humanité descend d’Adam et Eve. Un Arabe n’est pas supérieur à un non-Arabe et un non-Arabe n’est pas supérieur à un Arabe. Un blanc n’est pas supérieur à un noir et un noir n’est pas supérieur à un blanc – seulement par la piété et la bonne action. Sachez que chaque Musulman est le frère de chaque Musulman et que les Musulmans constituent une fraternité. Le bien d’autrui n’est pas légitime pour un Musulman excepté celui que son frère lui donne de plein gré. Alors, ne vous faites pas d’injustice à vous-mêmes. Souvenez-vous qu’un jour vous rencontrerez Dieu et répondrez pour vos actions en ce monde. Alors faites attention ! Ne vous égarez pas du chemin de la piété après mon départ.

Ô peuple ! Aucun prophète ou messager ne viendra après moi et aucune nouvelle croyance ne naîtra. Raisonnez bien alors, O peuple, et comprenez les mots que je vous transmets. Je laisse derrière moi deux choses : le Coran et ma Sounna et si vous les suivez, vous ne vous égarerez jamais.

Tous ceux qui écoutent devront transmettre mes paroles aux autres et les autres, à d’autres encore, de façon à ce que les derniers comprennent mes paroles encore mieux que ceux qui m’écoutent directement. Sois témoin, O Dieu, que j’ai transmis Ton message à Ton peuple”.

Cette fête, qui marque la fin du hadj Aux Lieux Saints de l’Islam, se tient au lendemain de la montée des pèlerins sur le mont ARAFAT. Cette année, ils étaient plus de deux millions de pèlerins à effectuer le pèlerinage à la Mecque et à Médine.


Selon la tradition islamique, cette fête commémore la soumission d’Ibrahim (Abraham dans la tradition juive) à son Dieu, symbolisée par l’épisode où il accepte d’égorger, sur l’ordre de Dieu, son unique fils Ismaël (dans le judaïsme, le fils à sacrifier est Isaac). Après son acceptation de l’ordre divin, Dieu envoie l’archange Gabriel (Jibrīl) qui, au dernier moment, substitue à l’enfant, un mouton qui servira d’offrande sacrificielle.


En souvenir donc de cette soumission totale d’Ibrahim à son Dieu, les familles musulmanes sacrifient un animal (le mouton qui a six mois ou la chèvre qui a deux ans ou le bovin qui a deux ans et qui est entré dans la troisième année lunaire ou le chameau qui a complété cinq ans) selon les règles en vigueur. Notamment, le musulman doit se comporter au mieux avec l’animal, le prophète Mohammed (PSL) ayant dit : « Certes Allah a prescrit l’excellence dans toute chose. Ainsi lorsque vous tuez, tuez de manière parfaite et si vous égorgez, égorgez de manière parfaite. Que l’un de vous aiguise son couteau et qu’il apaise la bête qu’il égorge » . Il faut manger de la viande du sacrifice, en garder et en offrir aux pauvres, proches, voisins, collègues, etc.

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

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