La Guinée,« dans le cercle des pays respectueux des droits de l’homme »

En lisant ce titre, on doit assurément avoir des sueurs dans le dos, tant et si bien, il se rapporte à un déni. Mais un déni déjà connu et cultivé par Alpha Condé, depuis dix ans.

Pourtant, cette semaine, au cours d’une rencontre entre les ministres de la Justice, celui de la Citoyenneté et les autres, des sujets comme les enquêtes sur les violences lors des manifestations politiques et sociales (tueries, blessures, destruction de biens matériels) ; le procès des massacres du 28 septembre 2009 ; la perspective d’élections apaisées en 2020 et la lutte contre les mutilations génitales féminines ont été évoqués. Pas pour autant engager une réelle action. Néanmoins, le gouvernement déclare que : «La République de Guinée s’installe progressivement, efficacement et durablement dans le cercle des pays respectueux de ses engagements internationaux en matière des droits de l’homme. » Ceci étant estime-t-on, les prochains efforts doivent porter notamment sur : la lutte contre la violence, l’impunité lors des manifestations politiques et sociales par la culture de la redevabilité : la situation des enquêtes diligentées pour identifier, poursuivre et sanctionner tous les auteurs de violations ou abus de droits de l’homme et les dispositions prises pour y mettre un terme. Tenir en juin 2020, comme annoncé et promis, le procès du massacre du 28 septembre 2009.

On comprend aisément pourquoi, brusquement le gouvernement parle de droits de l’homme. Le pays est aculé. Le président l’est autant. Les auteurs et commanditaires de crimes déambulent, mais, la peur dans le ventre, depuis que le FNDC a remué la planète pour exiger davantage de respect des droits de l’homme, mais, surtout de sanctions contre les auteurs et commanditaires.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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