La nouvelle vie d’Etienne Soropogui !

La vie d’après d’Etienne Soropogui ! Elle n’est ni à chercher dans un poste ministériel, ni de reconquérir la CENI. Le désormais ex Directeur des opérations de la CENI a annoncé depuis le jeudi 22 juin 2017 sa candidature pour les élections présidentielles de 2020. Mais, pas sous le label de son parti les Nouvelles Forces Démocratiques où il assumait la vice-présidence mais avec qui aujourd’hui, le divorce est consommé.

La nouvelle vie d’Etienne est désormais politique, pure et simple et en toute liberté.  Finis alors le serment et l’obligation de réserve. Il avait rappelé d’ailleurs que le sens de son engagement en politique reposait sur le respect rigoureux de ces principes et valeurs. « En prenant la décision de venir à la CENI, je rappelle que je n’y étais pas oblige, je m’engageais  de  sortir ne serait-ce que- momentanément- des clivages partisans afin d’exercer mes fonctions de commissaire d’une manière neutre et impartiale telle qu’indique dans le serment que j’ai librement prêté », déclarait-il, en voulant répondre à des piques de Mouctar Diallo, leader des NFD, dorénavant alliée du RPG.

Il rappelait à Mouctar Diallo que « dans l’exercice de mes fonctions de commissaire de la République, je ne dois ni solliciter ni recevoir d’instructions ou d’ordre d’aucune autorité publique ou privée. Je ne dois obéir qu’à l’autorité de la loi. (Art 8 Loi organique portant composition, organisation et fonctionnement de la CENI). » C’est delà que les mésententes ont commencé et ont fini par pourrir les relations entre les deux hommes.

Etienne va certainement créer son parti ou s’affilier à un autre, afin de se mesurer à la kyrielle de partis déjà dans le marigot politique guinéen. On l’avait vu venir depuis ces deux dernières sorties dans les médias. D’abord celle qui dénonçait l’influence exercée sur des juges en annulant des PV, lors des communales. « On ne peut pas continuer à prendre en otage le processus électoral. Ce sont des comportements qui ne stabilisent pas le pays. C’est honteux pour un pays de ne pas pouvoir installer les exécutifs communaux après 7 mois des élections», avait-il lâché.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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