La problématique de l’immigration clandestine en débat à Conakry

Au cours 3ème dialogue politique entre la Guinée et l’Union Européenne tenu  mercredi à Conakry, la question de l’immigration clandestine a été au centre des débats entre les différentes parties prenantes.

Plusieurs sujets étaient à l’ordre du jour de la rencontre, parmi les quels, la question de l’immigration clandestine qui domine le débat.

S’exprimant sur le sujet, le ministre guinéen des Affaires étrangères a indiqué qu’il les grands  défis, qui nous interpellent et qu’il convient de surmonter ensemble :

« On a insisté sur le fait qu’en ce qui concerne les migrants qui sont retournés, on n’a toujours pas une politique solide pour leur réinsertion. Ça, c’est un premier défi. Le deuxième défi, nous essayons de contrôler la migration irrégulière. Et, je pense qu’une des mesures qui peut nous aider à contrôler cela, c’est essayer de faciliter la migration régulière à travers la levée des restrictions de plus en plus sévères et pour l’obtention de visas. Et, je pense que la partie européenne a bien compris, noté cela. Donc, nous allons continuer nos efforts dans ce sens », a promis Mamady Touré.

De son côté, le Chef de la délégation de l’Union Européenne, Josep Coll, a pour sa part indiqué que  c’est l’un des sujets que nous avons mis à l’ordre du jour et qui a été évoqué, avant de rappeler qu’aujourd’hui, il faut privilégier l’immigration régulière, tout en cherchant à approfondir les causes réelles de l’immigration clandestine :

«  Je peux vous dire que demain, nous aurons une réunion au ministère des Affaires étrangères dans un cadre légèrement diffèrent, centré sur l’évaluation de notre coopération Guinée-Union européenne. L’objectif, c’est d’enrayer les départs illégaux, clandestins. Mais en parallèle, nous essayons d’améliorer les départs légaux. Les échanges universitaires, médicaux, mais aussi scientifiques, de businessman. Mais entre-temps, il faut quand-même aussi s’attaquer aux causes profondes de l’immigration que ça soit dans la région africaine où nous vivons ou que ça soit dirigé vers l’Europe », a estimé le diplomate Européen.

Selon le Haut-commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR), plus de 2262 migrants sont « morts ou portés disparus » en tentant la traversée de la Méditerranée, en 2018 ce qui en fait la voie maritime la plus meurtrière pour les réfugiés.

Sur ce, on note 121 755 arrivées en 2018, contre 172 301 en 2017.

Le Figaro indique également que le premier pays d’origine des migrants en 2018 est la Guinée, avec 13 068 arrivées, suivie de près par le Maroc (12 745) et le Mali (10 347). Viennent ensuite la Syrie, l’Afghanistan et l’Irak.

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

 

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