La réaction du porte parole du gouvernement au chronogramme des élections

Resté silencieux jusque là autour de l’annonce de la date de la présidentielle, le ministre porte-parole du gouvernement a finalement réagit Dans un entretien accordé à une radio privée de Conakry, Damantang Albert CAMARA a laissé entendre que le gouvernement ne voit aucun inconvénient à ce que la présidentielle précède les communales: « Nous, nous avons pris acte de la décision de la CENI après qu’elle ait analysé toutes les contraintes, notamment les contraintes de temps. Si la CENI nous dit qu’entre maintenant et la fin du mandat présidentielle qu’elle ne peut pas organiser les communales et la présidentielle, notre responsabilité nous impose d’en prendre acte parce que vouloir imposer à la CENI un autre calendrier revient d’abord à violer son indépendance qui est consacrée par la constitution, c’est ensuite lui enlever la responsabilité d’un éventuel échec. Les communales risquent d’être mal organisées, la présidentielle risque d’être mal organisée, mais plus grave d’être hors délai. Et en ce moment là on va tomber dans un scénario où l’opposition va dire qu’on est à nouveau dans une phase de transition, le président est illégitime, ainsi de suite et on ne peut pas se permettre d’entrer dans un tel cycle. Donc nous sommes obligés de suivre la CENI dans ce qu’elle  dit » explique le ministre de l’enseignement technique et porte-parole du gouvernement.

Pour sa part l’opposition dit être déterminé à faire tout ce qu’il faut pour empêcher la tenue de la présidentielle avant les communautaires. Alors qu’il a commencé à dire depuis des mois qu’elle déclarera illégitime le chef de l’Etat si jamais le mandat de celui-ci dépasserait d’une seule heure. Ce qui fait dire à bon nombres d’observateurs que la Guinée est à nouveau plongée dans une impasse sans précédent.

Oumar Rafipou DIALLO, www.kababachir.com

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.