La Sonkonerie d’Ousmane, vue outre-Téranga !

« J’ai le sentiment que Sonko a manqué de prudence et a été piégé. Apparemment, son inexpérience a été exploitée par un adversaire puissant et futé qui connaît ses faiblesses. Je condamne cette façon d’éliminer un adversaire politique. Le PDS exige que la provocation soit constatée et qu’il soit dit qu’il n y a pas de délit. En conséquence le PDS s’oppose à la levée de l’immunité parlementaire du député Sonko. » C’est une signature de Me Abdoulaye Wade, Secrétaire général national, le 14 février 2021. L’affaire Ousmane Sonko défraie la chronique, parfois loin de la Téranga.

Aujourd’hui en tout cas, l’affaire est perçue en Guinée comme un fait banal visant à éliminer un adversaire encombrant. Sauf que cette ‘’Sonkonerie’’ d’Ousmane rappelle étrangement un autre fait à Sofitel avec un certain DSK, alors donné favori à la présidentielle française. Tout près de nous, Ousmane Sonko semble avoir un cran pour inscrire son nom dans la politique sénégalaise.

En attendant,  « O.Sonko nous est présenté comme un homme très méfiant qui prendrait soin des moindres détails. Voilà un postulat dont la conclusion mettrait en exergue très probablement l’impossibilité du cas de viol dont l’homme est accusé par la jeune A.Sarr. A Sarr est présentée au mieux comme une victime, une besogneuse qui a été instrumentalisée par des forces tapies dans l’ombre. A aucun moment on aurait donné du crédit à cette citoyenne sénégalaise qui raconte son calvaire. Implicitement, son droit le plus élémentaire de plaignante est relégué au second plan. L’intellectuel aurait-il alors oublié qu’A Sarr est humaine et jouit des mêmes droits que O Sonko ? Pourquoi croire à la parole de l’un et ignorer celle de l’autre ? On peut avoir raison quatre-vingt-dix-neuf fois et avoir tort  la centième  et vice versa. Nul homme n’a de chèque blanc parce qu’il est tel ou parce que il est comme ça. Tout est à éprouver afin que la vérité soit établie. En attendant le doute doit nous habiter par probité et par respect aux deux parties. Dire que Sonko ou A Sarr a tort ou raison est partisan, partiel et sélectif à ce moment précis », analyse un citoyen sénégalais.

Aujourd’hui, le problème n’est pas qu’il y ait eu complot ou pas, qu’il y ait eu viol ou pas ; qu’il y ait piège ou pas. Sonko, en sa qualité de père de famille, polygame et surtout candidat à la présidentielle et potentiel vainqueur ne devrait pas être vu ou aperçu à des heures indues dans une salle de massage, synonyme sous les tropiques, de lieux de débauche, de jouissances de plaisirs immenses. Par décence ou par dignité, OS devrait démissionner du Parlement et à la tête de son parti Pastef, pour se consacrer à sa défense.

Comme Nafissatou avec DSK, AdjiSarr, le personnage-clé, sur qui « peu de gens peuvent mettre un visage sur son nom, n’a pas eu la vie d’une jeune femme de 20 ans (elle est née le 3 mars 2000). À l’âge de 10 ans, AdjiSarr est envoyée dans un village situé dans le département de Fatick d’où est originaire sa défunte mère décédée en 2010. 4 ans plus tard, elle revient dans la capitale où elle est sous la tutelle de sa tante maternelle. Son cursus scolaire s’arrête en classe de quatrième, elle se lance dans le petit commerce, la couture, avant de trouver ce travail de masseuse au salon Sweet Beauté où elle est payée 40 000 par mois », rapporte la presse sénégalaise.

Piège ou pas, Ousmane Sonko aura été absolument imprudent !

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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