Labé : A Kalan, à cause du manque d’un lycée, les élèves abandonnent les études

Située à l’est et à quinze kilomètres de la commune urbaine de Labé, la localité de Kalan a été érigée en sous-préfecture depuis 1979 après avoir quitté les arrondissements de Sannoun et de Noussy en 1977.
Cette sous-préfecture de quatre districts rencontre d’énormes difficultés tant sur le plan économique que socio-éducatif. Dans cette autre contrée du pays, par manque d’un lycée, les élèves abandonnent souvent leurs études.

Avec sept conseillers communautaires sous sa responsabilité, Elhadj Thierno Abadoulaye maire de la commune rurale de Kalan nous explique la répartition des tâches au niveau du conseil rural : « Chacun de nous a une tâche à faire, mais parfois, nous faisons un travail collectif. En plus, nous mettons en place des commissions pour effectuer à bien certains travaux.»

Madany Diallo jeune de la localité regrette la désunion qui ronge la jeunesse et le manque d’hommes engagés, pour piloter à bien les destinés de la commune rurale : « Nous n’avons pas tellement d’hommes engagés et des hommes sûrs. Parce que longtemps la jeunesse est dispersée compte tenu des rivalités, des manques de gestion et de sécurité. Les jeunes ont peur parce qu’il y a deux à trois DSPJ (directeur sous-préfectoral de la jeunesse) qui sont venus, ils n’ont rien pu faire » soupire ce jeune visiblement en colère, mais qui reste sceptique malgré toutes les bisbilles « il n’y avait pas tellement d’ententes au niveau de la jeunesse, c’est le nouveau sous-préfet un certain Monsieur Bangoura qui a donné la charge au DPJ (directeur préfectoral de la jeunesse) de Labé pour faire installer la DSPJ.»

À quelques semaines de l’ouverture des classes, l’APAE de Kalan à sa tête Mamadou Dian Diallo s’active, mais le manque d’un lycée dans la sous-préfecture inquiète : « Si les enfants sont admis au BEPC, il n’y a pas où aller. Nous rencontrons beaucoup de difficultés et c’est une situation très inquiétante, car certains par manque de soutien ne continuent pas leurs études donc ils abandonnent » a-t-il regretté avant de lancer un message aux ressortissants de Kalan et aux autorités : « Nous demandons aux autorités et aux ressortissants de la localité de nous aider pour avoir un lycée dans la sous-préfecture de Kalan ça va nous arranger.»

Kalan est l’une des sous-préfectures les plus proches de la ville. Fankala et Kanso deux montages marquant une limite naturelle avec la commune urbaine de Labé se dressent comme d’obstacles majeurs au développement de la localité.

Sally Bilaly Sow , correspondant kabanews à Labé

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