Labé : grincement de dents chez les acteurs de la filière bois

Après l’annonce de l’interdiction de la coupe de bois et de sa commercialisation par l’État guinéen, les acteurs de la filière  bois de la région administrative de Labé , principaux concernés n’apprécient pas toujours la décision.

Mamadou Bailo Fadouma président de la filière bois de Labé brise le silence : « Ça nous inquiète beaucoup parce qu’il y en a qui ont payé des agréments de quinze millions GNF l’année passée et plus de trente millions cette année pour exploiter le bois. Et, si maintenant, ils interdisent cette pratique malgré l’autorisation, franchement ça nous inquiète à plus d’un titre, mais nous restons derrière la loi malgré qu’ils nous ont dit que cette situation est sans issue ». Argue-t-il.

Quant à Alhassane Barry, il déplore la saisie des bois déjà coupés sur la base de documents officiels : «ils doivent libérer les bois déjà coupés et prendre des précautions pour l’avenir, car il y en a qui vivent de ça tout en donnant une priorité au reboisement ».

Ce dernier prévient dans l’anonymat : « Le stock de bois qui reste ici n’est pas suffisant, car les gens viennent chaque jour faire des achats. Donc nous leur demandons (NDLR les agents de l’état) de libérer sinon tout le monde risque de souffrir parce que ça deviendrait une crise ».

À noter que chaque année, c’est des milliers d’arbres qui sont abattus dans le pays, soit pour des besoins de construction ou des besoins culinaires et tout ça sans aucun plan de reboisement ; ce qui justifierait la rareté actuelle des pluies dans le pays en pleine saison hivernale.

Sally Bilaly Sow, correspondant kababachir.com à Labé

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