Labé : sommes-nous en phase d’une pénurie de viande en ce mois saint de ramadan ?

Alors que les prix des denrées grimpent sans cesse au marché central de Labé, les populations ne seraient pas à l’abri d’une pénurie de viande dans les prochains jours.

Selon Docteur Kalifa Diallo, premier responsable de l’abattoir de Labé, la ville serait menacée d’une crise de viande pendant ce mois de ramadan : « Tout le monde souhaiterait faire un bon jeûn et dans des bonnes conditions à travers une alimentation riche et équilibré. Mais voilà que le problème de viande qui fait parti de l’alimentation pose d’énormes problèmes. Car à l’heure-là, il y a un déficit et en qualité et en quantité qui est dû au manque d’animaux de boucherie au niveau de notre zone. Les opérateurs de la filière viande s’approvisionnent dans les marchés de thianghel bhori dans Lélouma, de Konah dans Tougué, Kankalabé dans Dalaba plus maintenant les marchés de Mali tout en précisant que Mali, Tougué, Gaoual et Koundara sont les principaux fournisseurs d’animaux de boucherie de la préfecture de Labé. »

Et de déplorer que : « La saison sèche ayant trop perduré, les animaux ont un déficit en poids et les operateurs rencontrent d’énormes difficultés dans l’approvisionnement parce qu’il y a la rareté d’animaux sur le marché et le peu d’animaux qu’ils trouvent sont vendus à des prix exorbitants sachant que l’objectif de l’operateur c’est de créer une marge bénéficière, mais actuellement avec cette période, ils sont toujours perdants ».

Dans son intervention, Docteur Kalifa Diallo annonce ce qui semble être la mauvaise nouvelle : « Nous avons prié aux opérateurs de la filière viande de tout faire pour ne pas qu’il y ait rupture, mais elle la sera parce que la viande qui est vendue à Labé ici est consommée dans toute la région. Donc c’est le bon moment que tout le monde de sache qu’il y aura rupture qui ne sera pas de la faute des opérateurs, mais plutôt la rareté des animaux au niveau des marchés à bêtes.»

Pour clore, Docteur Kalifa estime avoir joué aux sapeurs-pompiers face à l’urgence, mais hélas pour le moment : « Nous avons regroupé toutes les coopératives à savoir : bouchers, le service de l’élevage, etc. … Pour dire que le mois de ramadan, c’est un mois crucial pour les musulmans, mais eux aussi se plaignent de deux facteurs. Le premier ce qu’ils n’ont pas les moyens d’acheter les animaux ne disposant d’aucune subvention et deuxièmement avec le peu d’animaux qu’ils trouvent quand ils abattent ils perdent parce que les animaux ne sont pas vendus conformément à leur poids. C’est seulement des estimations avec les propriétaires qui sont les seuls décideurs de la vente de leurs animaux ».

Sally Bilaly Sow, correspondant kabanews à Labé

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.