L’administration judiciaire paralysée suite à une grève des agents pénitentiaires

Les audiences sont momentanément arrêtées dans les différents tribunaux du pays. Et pour cause, la grève des agents pénitentiaires paralyse le secteur de l’administration judiciaire.

Sur la plateforme revendicative, les agents pénitentiaires exigent, le ravitaillement  du personnel en denrées alimentaires, l’application pleine et entière des acquis du statut particulier du personnel pénitentiaire, le planning immédiat de formation, l’équipement, l’attribution des grades et la prise en charge de 54 bénévoles.

Interrogé sur les raisons de ce mouvement de grève, un agent pénitentiaire nous décrit la situation dans laquelle ils sont confrontés aujourd’hui : « C’est le seul corps qui n’est pas gradé, le seul corps qui n’a pas son statut particulier validé, et s’ils veulent nous attraper, on nous attrape, on nous juge et nous met en prison sans aucune vérification. Depuis 2001, ce corps existe et jusqu’à présent on est dans des conditions qu’il faut pour pouvoir faire le travail ». Et Aboubacar Keita d’ajouter : « Nous on garde des criminels ici mais personne ne veut parler de notre condition de travail alors si les revendications ne sont pas satisfaites, on va continuer la grève », a expliqué le secrétaire général à l’information de la commission de suivi et de discipline du personnel  pénitentiaire.

A la deuxième journée de cette grève, il n’y a aucune issue pour l’instant, même si les négociations ont débuté. Pendant ce temps, les audiences en cours dans les différents tribunaux ont été renvoyés en Avril.

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

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