L’affaire de baisse du prix du carburant aux oubliettes

La question de baisse du prix du carburant est reléguée au second plan. D’ailleurs, on en parle de moins en moins. Depuis que le premier ministre Mamady YOULA a nié l’engagement du gouvernement, le syndicat reste inactif. Et pourtant, sur le marché international le baril est toujours en deçà de 50 dollars.

Décidément, cette fois la chute du baril de pétrole ne profitera en rien aux guinéens. En janvier 2015, le gouvernement s’était pourtant engagé à suivre la flexibilité, en claire diminuer ou augmenter le prix à la pompe en fonction de la variation au niveau international. En 2016, il est descendu jusqu’à moins de 30 dollars sans que le gouvernement ne daigne enlever même un iota sur les 8000, faisant ainsi fi des nombreuses voix dont celles des médias et de l’opposition qui se sont élevées pour réclamer une baisse. Les syndicalistes ont pris la relève à travers une grève générale déclenchée mi-février. Elle a pris fin cinq jours plus tard après la signature d’un accord tripartite sous l’arbitrage des membres du bureau de l’assemblée nationale.

Au sujet du carburant inscrit en première ligne des revendications, le gouvernement s’est engagé à maintenir le prix actuel jusqu’en fin d’année quoiqu’il arrive. Cependant, disait le document, si le baril se maintient à 57 dollars, le gouvernement, le patronat et le syndicat conviendront du prix du litre à appliquer à la pompe dans les 90 jours. Mais avant même l’expiration du délai, le 19 mai dernier, le Premier ministre YOULA a nié cet engagement pris par son gouvernement. Et contre toute attente, les députés de la majorité qui s’étaient érigés en arbitre ont abondé dans le même sens.

Conséquence, aujourd’hui le litre est toujours à 8000 alors que le baril tourne autour de 50 dollars. Face à cette situation, syndicat et société civile brillent par le silence. Les récents propos communautaires du président CONDE ou encore l’inopportune question de 3ème mandat défraient la chronique au détriment de la cherté du carburant et des denrées alimentaires. Que de la pure diversion. Pauvre de guinéens!

Oumar Rafiou DIALLO, www.kababachir.com

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