L’AIF appelle à créer un environnement propice aux investissements

L’Afrique dispose des deux tiers des terres arables non exploitées du monde et recèle des minéraux indispensables aux technologies innovantes.

Lors d’une session organisée sur la compétitivité de l’Afrique, disposant « d’énormes potentialités », l’African Investment Forum (AIF) a appelé les pays du continent à créer un environnement propice pour attirer les investissements nationaux et internationaux, a indiqué la Banque africaine de développement (BAD). Ont pris part à la session, les présidents de nombreuses banques et institutions financières africaines en présence du ministre ivoirien chargé du Commerce, Souleymane Diarrassouba et du secrétaire général de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), Wamkele Mene. L’Afrique affiche des coûts de production relativement bas, a souligné le ministre ivoirien. « Elle est la région la plus rentable au monde, d’après l’OCDE. Les investisseurs du continent et d’ailleurs doivent saisir ces opportunités d’investissements énormes », a-t-il expliqué.

Les participants ont relevé que l’Afrique demeurait attractive pour les investisseurs malgré des contextes nationaux complexes et les changements géopolitiques. Ils ont cité le Covid-19 et la guerre russo-ukrainienne qui « fait peser la menace d’une crise alimentaire aiguë sur les populations africaines », a rapporté la BAD. Avec une population majoritairement jeune, un quart de la population mondiale qui devrait vivre en Afrique d’ici à 2050 et la ZLECAf qui progresse, le potentiel du continent dans l’économie mondiale augmente, a-t-on relevé.

Le continent recèle 65 pour cent des terres arables non exploitées du monde et des minéraux dont certains comme le cobalt et le lithium sont indispensables pour la production de batteries. Il est le leader mondial pour certains produits agricoles dont le cacao, le café, le coton, les huiles essentielles et l’acajou. Les participants à la session sont les présidents de la Banque africaine d’import-export, de la Banque de commerce et de développement d’Afrique de l’Est, de la Banque de développement d’Afrique du Sud, de la plateforme YAATRA Ventures et du fonds d’investissement Obara Capital.

Source: dpa-news.de

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