Lamine Kaba du FIDEL : les errances politiques d’un leader aux abois !

C’est manifestement une pérégrination aventureuse que vit actuellement Mohamed Lamine Kaba, celui qui se trouve être le président du FIDEL. Les errances politiques de ce leader aux abois en dit long sur l’absence de constance qui devrait caractériser un leader politique rêvant supplanter demain Alpha Condé.

Seulement voilà, Mohamed Lamine Kaba s’attaque à tout et à tout le monde. Il a quitté le RPG, selon ce qu’il laisse entendre. Il a failli y retourner, à travers le fameux Front patriotique de Paul Moussa Diawara de la mouvance. Mais, sous l’effet de la pression, Kaba quitte aussitôt le navire et crie à l’ethnocentrisme béat.

C’est le moment choisi pour tirer à boulets rouges sur le chef de file de l’opposition, entité de laquelle il se réclame. « Quand je dis que le pays a été trainé dans la boue, c’est parce qu’il y a des hommes et des femmes qui l’ont abimé. Leur champion, c’est M. Cellou Dalein Diallo qui a fait plus de 11 ans dans le gouvernement. Quand il est venu au ministère des Transports, la Sogetrag avait plus de 100 bus. Quand il partait, c’était zéro bus. Il était le premier responsable. La Guinée n’a plus d’Air Guinée, ça c’est un autre cas », accuse le leader du FIDEL, citant au passage la Guinomar et la Sotelgui. Conclusion : « Dalein ne rassure pas », rapporte un confrère.

Cette diatribe digne d’un militant du RPG en quête de poste est pourtant celle d’un leader qui se dit être de l’opposition. Cette sortie hasardeuse rappelle bien des faits et gestes de Mohamed Lamine Kaba. Il quitte le RPG, puis se fait recevoir par Alpha Condé en catimini. C’était au plus fort moment du du mouvement Tout sauf Alpha (TSA). Une taupe d’Alpha Condé au sein des opposants ? Oui, affirme-t-on. En fait, Kaba a contourné Bouba Barry Big-up à la tête d’un groupe de présidents de partis, Tidiane Diallo de l’ADN, Michel Lamah du PTG et Alimou Diallo du PUD pour raser les murs et rencontrer le président et en sortir avec une enveloppe douteuse. « Je défie quiconque à la Présidence de prouver que j’ai reçu des mains du président Alpha Condé les 500 millions GNF dont on m’accuse d’avoir empoché. Je sais que les colporteurs de cette rumeur sont les anciens ministres aujourd’hui approchés à la Présidence pour diviser les Guinéens… », avait notamment lancé Mohamed Lamine Kaba. Toute honte bue, il continua de s’attaquer au pouvoir mais n’inspirait plus confiance.

C’est pourquoi, il sera devant le Tribunal de première instance de Dixinn, le 24 octobre 2014, cela, suite à une plainte formulée par Faya Milimono, président du Bloc libéral contre son ancien pair de la COEP. Il était reproché à Mohamed Lamine Kaba une diffamation par voie de presse. « Faya Millimono a fait croire à un moment aux responsables de l’UFDG qu’il allait adhérer à ce parti après son départ de la NGR. Ceux-ci l’ont même envoyé en mission du côté de l’Angola. Arrivé en Angola, les militants et sympathisants de l’UFDG dans ce pays lui ont remis une somme de 70 mille dollars d’envoyer en leur nom à la direction de l’UFDG. C’est avec cet argent qu’il a construit une maison. Et, il a cherché un siège pour son parti dans le

reste de cet argent. Nous connaissons tout cela. Qu’il se ressaisisse sinon… »

En réalité, les inimitiés entre les deux hommes politiques sont nées de l’audience accordée par Alpha Condé, alors que le BL cherchait la voie la plus responsable. Estimant qu’il a été trahi, il se retire de la COEP et doute la façon dont les choses se seraient passées avec Alpha Condé. Kaba a nié les faits qui lui sont reprochés au cours de sa dernière comparution le 11 novembre. Peu rassurant, Kaba sera débarqué du TSA et remplacé Youssouf Camara, ancien représentant de l’UFDG au CNT, président du collectif citoyen contre Jean-Marie Doré dans la fameuse affaire dite d’eau empoisonnée.

Ce Lamine Kaba devait être bien FIDEL aux principes démocratiques et à ses convictions. Cela lui éviterait ses pérégrinations politiques dont le mobile n’est rien si ce n’est de trouver un point de chute au sein du RPG. Il reste que là-bas, toutes les portes sont fermées aux indécis et inconstants. Les extrémistes y veillent au grain. Au PEDN, plus personne n’en a besoin, même si une possible alliance devait être scellée entre le Fidel et le parti de Lansana Kouyaté.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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