Lancement des travaux de reconstruction de la mosquée de Fatako sous haute surveillance

Sauf décision de dernière minute, c’est ce lundi 30 mai que les travaux de reconstruction de l’ancienne mosquée de Fatako seront lancés, en présence des émissaires du gouvernement et des autorités locales.

Selon des sources locales contactées par notre rédaction, le lancement des ces travaux de rénovation se tient sous haute surveillance policière. Déjà, un important dispositif de sécurité a été mis en place pour sécuriser les lieux et éviter un éventuel affrontement.

A noter que ce projet de reconstruction de l’ancienne mosquée de Fatako a été financé par le président Alpha Condé.

Le lancement de ces travaux de reconstruction intervient un mois seulement après l’inauguration d’une autre mosquée de  6 000 places à Fatako construite par l’opérateur économique « sans loi ».

Mais à l’inauguration de cette mosquée, le 29 Avril dernier, aucune autorité ne s’est rendue à Fatako.

Selon certains observateurs, le refus des autorités de prendre part à cette cérémonie inaugurale  était dû au fait que l’opérateur économique, « sans loi » qui a construit la dite mosquée, est un proche du Chef de file de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo.

Ce qui fait que même le Sous-préfet de Fatako n’avait pas pris part à la cérémonie inaugurale.

En finançant la reconstruction  de l’ancienne mosquée, Alpha Condé est dans une logique de diviser les citoyens de Fatako à des fins politiques. C’est pourquoi, on craint un risque d’affrontement entre citoyens de Fatako.

Mais selon un habitant de la localité joint au téléphone par notre confrère de mosaiqueguinee.com, il n’y  pas de quoi s’inquiéter, l’opérateur économique « Sans loi » a appelé les populations au calme et à la sérénité.

« El Hadj Ousmane Baldé, le fils béni de Fatako, a appelé les populations au calme et à la sérénité. La consigne d’un calme strict, a été donnée à tous. Il n’y aura rien à Fatako. Nous ne pouvons pas recevoir plus de 20 mille personnes il y a seulement un mois, et qu’après on entende qu’il y a eu troubles chez nous. Fatako, est une cité sainte, une terre bénie…nous ne tomberons pas dans leur piège », a-t-il laissé entendre.

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

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