Le dialogue entre pouvoir et opposition patine

Le dialogue politique entre pouvoir et opposition s’est ouvert depuis le jeudi 18 juin dernier, sous l’égide du ministre de la justice et devant les diplomates, notamment les ambassadeurs et des acteurs de la société civile. Après six rounds, pratiquement aucune avancée significative n’a été enregistrée. Un semblant de consensus avait été obtenu vendredi sur l’annulation du chronogramme des élections locales. Mais il n’a servi à rien si ce n’est qu’à exacerber le bras de fer.

Les représentants de la mouvance et ceux de l’opposition n’arrivent pas à trouver une date consensuelle pour ce scrutin que réclament à corps et à cris les adversaires du régime de Conakry. L’opposition avait proposé le 30 août. Mais la CENI a soutenu que cette date est intenable, pour des raisons juridiques et techniques. Et la mouvance présidentielle, pour sa part approuve les explications de l’institution.

 La date des élections locales est le deuxième des neuf points inscrits à l’ordre du jour du dialogue qui n’a pas pu être évacué, tout comme la question relative aux délégations spéciales. Une semaine après l’ouverture l’on est tenté de constater que la montagne n’a accouché que d’une souris.

Oumar Rafiou DIALLO, www.kababachir.com

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