Le général Bafoe visé par une plainte : « Je suis prêt à répondre… »

 

« Ceux qui nous ont agressés aujourd’hui, en 2007, c’est les mêmes. Le général Baffoé, je le dis, on portera plainte contre lui devant la Justice guinéenne d’abord, devant celle de la CEDEAO et au niveau international. Nous avons perdu 350 jeunes en 2007. Nous allons réveiller tout ça. Il faut que toutes les victimes des répressions qui ont lieu de 2003 jusqu’à maintenant, soient indemnisées. » La CNTG entend en découdre avec Bafoe.

 Seulement, celui-ci, dans un entretien accordé à des confrères dit être prêt à répondre. Mais nie avoir été sur le terrain au moment des faits. Voici un extrait : «Personnellement je n’étais pas là-bas. (…) j’ai reçu un acte qui m’a autorisé de disperser tout attroupement et d’empêcher toute marche (ce lundi 23 juillet 2018).Malgré tout ça on est resté non seulement dans l’esprit de la lettre, mais aussi dans l’esprit du dialogue. Ils ont barricadé dans un premier temps devant la bourse du travail. Le secrétaire général de la CNTG M. Amadou Diallo a appelé une autorité qui nous a demandé de quitter. Nous avons quitté. Une deuxième fois, on a quitté. La troisième fois, avant qu’on ne revienne, les syndicalistes étaient déjà dans la rue avec les travailleurs. Ils ont persisté, ils sont venus jusqu’à un endroit, le chef du dispositif qui était là-bas a chargé pour les disperser. »

Et Bafoe d’ajouter : « Si c’est ce qui les pousse à me convoquer devant la justice, je répondrais. Je suis citoyen comme eux. Puisque j’ai un acte qui m’autorisait d’être à l’instant T à ces lieux-là et à faire une telle mission, je n’ai peur de personne. Je suis désolé. Ce sont des frères, surtout celui qui est à leur tête c’est un grand frère, c’est un ami. Mais je suis désolé. Ils n’ont qu’à me convoquer, je suis prêt à répondre à tout moment. »

 

A bon entendeur salut !

 

Jeanne Fofana,www.kababachir.com

 

 

 

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