Le Maire de Dixinn s’en bat (Samba) les…reins !

Samba Diallo – ce n’est pas celui de Cheickh Hamidou Kane  incarnant le Nègre qui n’a pas réussi à surmonter la contradiction des deux cultures et se muer en “d’hybride culturel” – mais, bien entendu, il s’agit du Maire de Dixinn, celui qui s’en bat (Samba) les c…ou du moins, les reins.

L’actuel maire de Dixinn, élu sous la bannière de l’opposition se plie aux injonctions de Boureima Condé, en interdisant toutes manifestations «Tant que l’autorité de tutelle n’autorise pas, je ne ferai pas d’obstruction à sa décision. » Il s’en bat donc les c… les articles  69 et 70 du Code révisé des collectivités locales de décembre 2017.

Comme l’hebdomadaire Le Populaire le signifie si fièrement, si « s’en bat » était animé du souci de respecter et de faire respecter la loi, il aurait dû invoquer l’article 10 de la Constitution consacrant «le droit de manifestation et de cortège»  et prouver à travers son article 2, la nullité de l’acte administratif interdisant les manifestations dans sa circonscription. Sachant que «nul n’est tenu d’exécuter un ordre manifestement illégal», selon l’article 6 de la même loi.

« S’en bat » oublie qu’il est un élu, il n’est pas nommé. C’est pourquoi au niveau de l’UFDG, le comportement du maire a provoqué une vive levée de boucliers. Aliou Condé, Vice-président de l’Ufdg, dénonce : «Le maire ne doit pas oublier qu’il est élu sur une liste de l’opposition. Quand il reçoit des ordres manifestement illégaux, il y a la loi qui ne l’oblige pas à respecter. Il ne peut pas sortir au grand jour et dire à tout le monde qu’il a un ordre du ministre et qu’il doit obligatoirement respecter cela. S’il continue comme ça, il risque de perdre l’appui de tous ses électeurs et de la direction nationale de l’Ufdg. »

La lecture et l’interprétation profanes des textes par le maire de Dixinn devraient aujourd’hui le pousser à s’exclamer comme son homonyme dans l’Aventure ambiguë : «Salut à toi, sagesse retrouvée, ma victoire ! » Comme pour revenir dans les grâces de l’UFDG et donc de l’opposition et donc du respect des lois. Au lieu d’obéir à Boureima Condé et Cie et du coup de s’en battre les reins. Pour ne pas dire … les couilles (L’expression sied pour autant bien) pour ce Samba de Dixinn.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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