Le pouvoir évoque un‘’manque de sérénité’’ pour la Justice

Le pouvoir de Conakry, bien sonné avec la crise syndicale, ajoutée à celle politique, voire toute la lassitude généralisée de la population est en manque de stratégies. La Justice est aux ordres. Elle est à deux vitesses. Seuls un camp est habilité à faire face aux courroux des instructions judiciaires. Les éléments du régime, eux, pyromanes pour l’essentiel, se cachent derrière le voile transparent d’un parti qui tangue avec toutes les Institutions de la République.

Des morts d’hommes sont enregistrés tous les jours, des destructions de biens privés et publics, ainsi que des menaces de morts, des propos ethnocentriques, etc. L’Etat ne fait rien si ce n’est de trimballer les opposants devant les tribunaux. Pourtant, le même gouvernement argue que la sérénité manque à la Justice pour que celle-ci fasse son travail : « Il est impossible à la justice de faire son travail en toute sérénité dans un tel climat de violence »,se défend Albert Damantang, porte-parole du gouvernement, au moment même om Dalein opte désormais pour la venue à Conakry d’une commission d’enquête internationale. Faute de Justice neutre.

De toutes les façons, pour se dédouaner, le gouvernement fait semblant de jouer sur les deux tableaux : « Les provocations ne sont pas faites pour arranger les choses, qu’elles soient verbales ou physiques ou dans tout autre comportement. Dans les réseaux sociaux et dans les médias privés notamment, le ministre de la Communication est d’ailleurs intervenu dans ce sens pour attirer l’attention des uns et des autres sur leurs responsabilités dans les propos qu’ils tiennent et les publications qu’ils font», témoigne le chef de file de la milice RPG des réseaux sociaux : Damantang Camara.

 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

 

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