Le prix du carburant monte: Sydia démonte le mensonge

Côte d’Ivoire, Sénégal, Sierra Leone, etc. voici entre autres pays que la Guinée se compare – pas pour augmenter ou homologuer les salaires des fonctionnaires guinéens et autres cadres – pour asseoir un mensonge et pousser la population à se serrer la ceinture, alors que des petits malins dilapident des fonds publics à leurs comptes. Le président de l’UFR n’est pas partant pour cette démarche. Sydia Touré l’a fait savoir. En voici un extrait.

« Quel est le salaire moyen dans ce pays-là. Quand vous allez négocier avec le FMI, on vous donne un certain nombre de choses à savoir : vous devez avoir votre économie conforme à un certain nombre de critères, l’inflation doit être à ce niveau, les réserves d’échanges doivent à ce niveau, les recettes doivent être à ce niveau. La manière donc de dépenser l’argent doit être ainsi de suite. Ce sont ces critères-là, parmi ces critères-là, si on s’aperçoit que vous, vos recettes ne sont pas suffisantes pour couvrir les dépenses que vous faites. On vous dit, il faut courir les gaps. Ce gap, vous le trouvez où vous voulez. »

Le leader de l’UFR démonte ainsi le mensonge de l’Etat. Avant d’ajouter : «Moi, j’ai écouté ici un de mes anciens ministres qui est un grand économiste, Ousmane Kaba. Personne n’est obligé de faire quoi que ce soit. Le 6 mars, j’étais invité au Ghana par le président Nana Ado qui est un ami de longue date, pas avant qu’il ne soit président, le discours qu’il a prononcé ce jour, à la fête de l’Indépendance, c’était « le Ghana après l’aide, le Ghana sans l’aide ». D’ailleurs, il y a une dame qui a écrit un livre, une charmante économiste, qui dit qu’on peut se passer de l’aide. Dans le cas de Ghana précisément, c’est quoi ? Ils ont refusé d’avoir un accord avec le FMI. Ils ont dit « nous, nous allons faire notre économie, nous-mêmes. Ils disent nous on en a pas besoin. Nous allons faire en sorte que nos dépenses soient en ligne et nous allons faire en sorte que nos recettes soient également en ligne ».

Et Sydia Touré de conclure : « Personne n’est obligé de passer un accord avec le FMI, ce n’est pas une obligation. Le Ghana fonctionne actuellement comme cela et c’est le pays contrairement à ce qu’on croit qui, aujourd’hui, a le plus grand taux de croissance de 8.5 plus que la Côte d’Ivoire. Donc, chacun gère son problème comme il peut le gérer. » Le président de l’UFR pense que c’est un problème de gouvernance totale. C’est pourquoi, « L’ensemble doit être mis ensemble pour qu’on puisse aller de l’avant. Quand vous me dites que le carburant, il est plus cher en Côte d’Ivoire. Mettez en rapport le niveau de vie de la Côte d’Ivoire avant de parler le prix de carburant. »

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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