Le Rassemblement national, ex-FN, risque la faillite

Les juges français ont retenu, dans le cadre de l’affaire des assistants présumés fictifs d’eurodéputés du parti d’extrême droite français Front national, 2 millions d’euros d’aide publique au Rassemblement national (RN, ex-FN), qui risque la cessation de paiement et crie à « l’assassinat politique ».

Dans une ordonnance datée du 28 juin, les juges d’instruction « ont ordonné la saisie pénale d’une somme destinée au Front national au titre de l’aide publique apportée aux partis pour un montant de deux millions d’euros », a indiqué une source proche du dossier.

Une « peine de mort » pour le parti
Adversaire malheureuse d’Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle en 2017, Marine Le Pen, qui préside le Rassemblement national, nouveau nom depuis juin du Front national, a dénoncé une « peine de mort » pour le parti.

« Mort à la fin du mois d’août »
« En confisquant notre dotation publique sans jugement sur cette pseudo affaire des assistants, les juges d’instruction nous appliquent la peine de mort ‘à titre conservatoire' », a-t-elle réagi sur Twitter, annonçant aussi une conférence de presse à ce sujet lundi matin. « Dès lundi, le RN ne pourra plus mettre en oeuvre aucune activité politique » et sera « mort à la fin du mois d’août », a-t-elle déclaré à l’AFP.

Un parti bientôt en faillite?
Pour le parti d’extrême droite, il s’agit d’un « coup de force sans aucune base légale (qui) fait encourir au RN la cessation de paiement », selon un communiqué. D’autant que le RN n’arrive pas à obtenir de prêts des banques, rappelle-t-il. Le RN devait recevoir lundi, comme d’autres partis politiques dont c’est la principale source de financement, une avance de la moitié de cette aide publique, dont le versement a pris du retard. L’aide publique au RN représente au total environ 4,5 millions d’euros, selon le parti.

Dix personnes inculpées
Dix personnes ou entités sont mises en examen à ce jour dans l’affaire des assistants présumés fictifs d’eurodéputés. Le Front national en tant que personne morale et neuf assistants ou eurodéputés, dont Marine Le Pen, sont poursuivis.

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