Le RDIG soutient les mouvements sociaux

Il a évité de marcher avec les forces sociales, mais il s’est exprimé pour traduire tout son soutien aux syndicalistes et les autres forces sociales. Le président du RDIG a fait cette déclaration dans la presse locale, en fin de semaine dernière.

Extrait : « Quand le baril sur le plan international avait baissé l’Etat est resté droit dans ses bottes alors que tous les pays avaient procédé à la flexibilité du prix du carburant, mais ils ont dit qu’il faut que le peuple serre la ceinture. D’accord aujourd’hui le peuple a serré la ceinture, maintenant que le carburant est à 70 Dollars seulement le baril, pourquoi ils n’ont pas appliqué la flexibilité quand le baril était à 30 Dollars ? Ils ne peuvent pas faire supporter leur mal gouvernance, la gabegie  aux pauvres contribuables guinéens. »

Le RDIG dénonce le deux poids, deux mesures : « Vous conviendrez avec moi que toutes les sociétés minières aujourd’hui et les ambassades présentes en Guinée payent le carburant à moins de 5 mille francs. Mais de qui se moquent-ils ?  Il faudrait que le gouvernement arrête.  Aujourd’hui vous n’êtes pas sans savoir que lors des élections chaque équipe, chaque chef de service avait un quota pour les campagnes. Qui a poussé les administrateurs territoriaux, les chefs services à voler ? Mais c’est eux. Sans compter les marchés de gré à gré, 70% des marchés passés par ce gouvernement sont des marchés de gré à gré. Ils ne peuvent pas nous faire subir les conséquences de la mal gouvernance. »

A ce titre : « Pour moi, les centrales syndicales, la société civile ont mon soutien. Pour ne pas qu’on dise que c’est politique, sinon j’allais sortir dans la rue. Et je ne voulais pas que la grève se limite à trois jours, il faudrait qu’ils déclenchent une grève illimitée parce que normalement même en temps de guerre c’est le dialogue qui prévaut, mais nous avons en face un gouvernement muet qui n’a pas pitié de son peuple.  Ils ne connaissent que la démonstration de force. Donc on y va. Et nous (l’opposition, ndlr) avions prévu une plénière, quand les syndicats vont s’arrêté le mercredi, nous nous commençons jeudi parce que c’est ce qu’ils veulent. »

 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

 

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