Le retour du camarade Soumah parmi les siens

Certains lui font allégeance par hypocrisie, d’autres les plus irréductibles lui renouvellent la loyauté à toute épreuve. Un troisième groupe continue de le narguer, de l’éviter voire de le mépriser. Mais souvent dans la dentelle puisque la réalité a changé : Soumah, le rebelle est devenu l’interlocuteur tout désigné du gouvernement, des religieux, etc., par qui les choses pourraient bien bouger.

Aboubacar Soumah entame sa seconde vie parmi les siens. Il y a donc un avant et un après de ce camarade syndicaliste que rien n’a semblé détourner de l’objectif. Même pas le mépris et le déni voire les insultes et autres manipulations tant du côté du Pré-universitaire que du RPG. Ce retour parmi les siens impose à certains – ceux qui ont vendu leur âme au diable pour sauver leur nouveau poste – d’user et d’abuser la langue de bois. Le premier hypocrite de ce lot c’est bien celui-là même qui avait jeté la pierre et livré à la vindicte Soumah et sa clique. Cet homme a pour nom : Sy Savané qui se trouve être le secrétaire général du SLECG et également, secrétaire général adjoint de l’Union Syndicale Travailleurs de Guinée (USTG).

C’était sous sa signature que le SLECG s’est fendu une déclaration pour indiquer qu’il n’a jamais organisé une grève sectorielle mais « plutôt dans l’intérêt général de tous les travailleurs du système éducatif. » En conséquence : « Le mouvement de grève ainsi projeté est l’œuvre d’un groupe d’individus malintentionnés pour servir leur intérêt personnel et égoïstes en voulant provoquer l’implosion de notre grand SLECG ».

Ce discours de Sy Savané a été troqué, toute honte bue : « J’avoue que la démarche entreprise par mes collègues n’a pas été mauvaise, elle a été plutôt bonne. Entre nous, il n’y a pas de réconciliation, (…) nous nous entendons bien et nous nous comprenons aussi. C’est l’essentiel. »

Cette même sournoiserie est utilisée par l’ensemble des syndicalistes (d’autrefois) qui ont tenté de tuer dans l’œuf la démarche de Soumah et Cie.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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